Dans le litige juridique
xxx
Plaignants,
Représentant légal :
Me Sven Adam,
Lange Geismarstraße 55, 37073 Göttingen,
contre
xxx
défendeur,
Le Tribunal social de Hildesheim – 33e chambre –
le 15 décembre 2010,
par l’intermédiaire de son président, xxx
:
Le défendeur doit rembourser au demandeur ses frais extrajudiciaires nécessaires.
Raisons :
I.
Après que le demandeur a déclaré le litige réglé, les parties ne contestent plus que les dépens. Le principal point de désaccord porte sur l'inaction du défendeur face à l'objection du demandeur, formulée par lettre du 22 mars 2010, contre la décision du 9 mars 2010.
Le demandeur a déclaré que l'action intentée le 9 juillet 2010 était réglée par lettre datée du 13 août 2010, après que le défendeur l'eut informé par lettre datée du 11 août 2010 que la décision sur l'objection avait été rendue le 11 août 2010.
Le plaignant demande maintenant par écrit,
contraindre le défendeur à rembourser les frais extrajudiciaires nécessaires.
Le défendeur demande par écrit, en substance, que
rejeter la demande.
L'action était irrecevable après le prononcé du jugement. De plus, l'inaction était justifiée, le demandeur étant absent, tant à l'adresse indiquée dans l'acte introductif d'instance qu'à Duderstadt. Le défendeur ne statue généralement sur le fond qu'une fois cette question clarifiée. Faute d'information sur le lieu de résidence du demandeur, il était impossible de lui fournir des renseignements précis concernant son droit d'appel.
II.
Conformément à l'article 193, paragraphe 1, de la loi sur les tribunaux sociaux (LTS), le tribunal doit, sur requête, statuer par ordonnance sur l'opportunité et le montant du remboursement mutuel des frais de justice si la procédure – comme en l'espèce – prend fin autrement que par jugement. Cette décision fondamentale relative aux frais relève du pouvoir discrétionnaire du tribunal, qui doit, compte tenu de l'état antérieur de l'affaire et des arguments juridiques, accorder une attention particulière aux chances de succès (Meyer-Ladewig/Leitherer, dans Meyer-Ladewig/Keller/Leitherer, LTS, 8e édition, article 193, note marginale 13 et références complémentaires). Les autres critères de décision relatifs aux frais sont, notamment, l'issue de la procédure, les circonstances ayant conduit à l'introduction de l'instance et celles ayant conduit au règlement du litige (cf. Niesel, Der Sozialgerichtsprozess, 4e édition, notes marginales 610 et 613 et références complémentaires).
L'exercice du pouvoir discrétionnaire conféré au tribunal a pour conséquence que le défendeur doit supporter les frais extrajudiciaires nécessaires du demandeur.
Après un examen préliminaire, tenant compte des faits et arguments juridiques existants, l'action présentait des perspectives de succès. Elle était notamment recevable. Le demandeur n'a été débouté de sa demande qu'après le prononcé de la décision sollicitée dans la procédure en cours, suite à quoi il a déclaré la procédure close.
De plus, il n’y avait pas de motif suffisant au sens de l’article 88 de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG).
Le fait que le domicile du demandeur soit inconnu n'a pas empêché le défendeur de statuer sur le fond. Le simple fait d'invoquer la pratique établie consistant à ne statuer sur une affaire qu'une fois le domicile du demandeur connu ne constitue pas un motif suffisant au sens de l'article 88 de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG). Cela est d'autant plus vrai que le représentant autorisé du demandeur avait déjà reçu instruction de former l'opposition et était donc habilité à recevoir la signification de l'acte introductif d'instance.
Cette décision est irrévocable conformément à l'article 172, paragraphe 3, point 3 de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG) dans sa version applicable à compter du 1er avril 2008.


