Le 25 octobre 2012, une unité d'intervention spéciale (SEK) de la police criminelle de Hanovre, lors d'une opération nocturne à Rollshausen, en Basse-Saxe, a fait irruption par erreur dans un appartement, a ligoté un homme sur son lit et a profondément traumatisé sa famille. Terrifiée, cette dernière a dû quitter l'appartement et ne réside plus à Rollshausen.
Le parquet de Göttingen a classé sans suite l'enquête visant les officiers du SEK (Commando de déploiement spécial) responsables de l'erreur, initialement engagée pour négligence ayant entraîné des lésions corporelles dans l'exercice de leurs fonctions. Cette décision a été rendue publique le 17 juillet 2013. L'opération a été jugée comme résultant d'un regrettable oubli. La question litigieuse est de savoir si les officiers du SEK ont pu commettre des lésions corporelles par négligence en manquant à leur devoir de vigilance.
« Avec cette décision d'abandonner les poursuites, le parquet se base uniquement sur la version d'un agent du SEK mis en cause, et non sur les témoignages contradictoires des policiers locaux déployés sur place, qui sont accablants pour le SEK », déclare l'avocat Sven Adam, exprimant son étonnement face à cet arrêt. Au moins deux des policiers directement impliqués dans l'intervention avaient indiqué le bon appartement aux enquêteurs du SEK, écartant ainsi tout malentendu. Ni ces policiers, ni les enquêteurs mis en cause n'ont été interrogés à ce jour. « Pourquoi les policiers locaux, qui ont agi conformément à la loi et risqué leur vie, ne sont ni crus ni même interrogés reste un mystère pour le parquet », poursuit M<sup>e</sup> Adam.
Au nom de la famille, Adam a donc déposé une plainte auprès du bureau du procureur général contre l'arrêt de l'enquête et a demandé au parquet de la reprendre immédiatement.


