Tribunal social de Hildesheim – Décision du 24.08.2016 – Affaire n° : S 24 AS 1514/14

DÉCISION

Dans le litige
1. xxx,
2. xxx,
– Demandeurs –

Représentant légal :
pour 1-2 : avocat Sven Adam, Lange Geismarstraße 55, 37073 Göttingen

contre

District de Göttingen,
– Défendeur –

La 24e chambre du tribunal social de Hildesheim a statué le 24 août 2016, par l'intermédiaire du juge xxx du tribunal social :

Le défendeur est tenu en principe de rembourser aux demandeurs leurs frais extrajudiciaires nécessaires.

MOTIFS
Conformément à l'article 193, paragraphe 1, troisième alinéa de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG), le tribunal statue par ordonnance sur requête lorsque la procédure est close autrement que par jugement. Le présent litige a été clos par une déclaration de transaction et donc autrement que par jugement. Les demandeurs ont formé une requête en paiement des dépens.

Pour statuer sur les dépens conformément à l'article 193, paragraphe 1, troisième alinéa, de la loi relative aux tribunaux sociaux (LTS), le tribunal doit exercer son pouvoir discrétionnaire de manière équitable, en tenant compte de l'état d'avancement de l'instance et des arguments juridiques. Le facteur déterminant est notamment la probabilité de succès de l'action, c'est-à-dire l'issue probable de la procédure. Toutefois, d'autres critères doivent également être pris en considération dans le cadre de ce pouvoir discrétionnaire. Les motifs ayant conduit à l'introduction de l'instance et à son règlement, ainsi que le motif même de l'introduction de l'instance, peuvent être pertinents à cet égard.

En l'espèce, le tribunal a exercé son pouvoir discrétionnaire, compte tenu des circonstances du litige, en ordonnant au défendeur de rembourser aux demandeurs leurs frais extrajudiciaires nécessaires.

Dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, le tribunal a tenu compte de l'issue probable de la procédure. Compte tenu des faits et du droit en vigueur au moment de la conclusion de l'affaire, le litige aurait vraisemblablement été tranché en faveur des demandeurs.

Le défendeur disposait de toutes les informations nécessaires pour statuer définitivement sur les prestations à accorder aux demandeurs avant même que ces derniers n'intentent leur action. L'attestation de Wüstenrot, datée du 18 juin 2014, indiquait clairement et sans ambiguïté que les demandeurs devaient effectuer un versement mensuel de 65,00 € au titre du prêt. Une simple comparaison du montant du prêt, soit 30 000,00 €, avec le taux d'intérêt convenu de 2,600 % aurait permis au défendeur de constater que le versement mensuel de 65,00 € correspondait exclusivement aux intérêts. L'attestation ne mentionnait aucune variation mensuelle de la part des intérêts et du capital remboursés.

Dans le cadre de la procédure judiciaire, une simple confirmation de l'avocat des demandeurs quant au maintien des mensualités d'intérêts de 65,00 € a suffi au défendeur pour statuer définitivement sur les prestations. S'il subsistait des doutes à ce sujet, il aurait pu obtenir les informations nécessaires au moins lors de la procédure d'opposition, avant de rendre sa décision. Or, dans sa décision relative à l'opposition, le défendeur s'est contenté d'affirmer qu'il n'incombait pas au prestataire de prestations de calculer les frais selon les modalités convenues. Si cette approche peut se justifier pour des contrats de prêt plus complexes, comportant des taux d'intérêt et des mensualités de remboursement de capital variables, elle ne constitue pas, en l'espèce, une charge administrative excessive compte tenu du montant fixe des mensualités et de la simplicité du calcul.

Cette décision est définitive et ne peut faire l'objet d'un appel conformément à l'article 172, paragraphe 3, point 3 de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG).