1. Décisions du Tribunal social fédéral du 30 mars 2017 relatives au revenu de base pour les demandeurs d’emploi (SGB II)
1.1 – BSG, Arrêt du 30.03.2017 – B 14 AS 13/16 R
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
Un paiement ultérieur des frais d'exploitation d'un logement qui n'est plus occupé doit être pris en compte comme un besoin courant au cours du mois du paiement, conformément à l'article 22, paragraphe 1, alinéa 1 du Code social allemand, livre II (SGB II), s'il y a eu perception de prestations à la fois pendant la période au cours de laquelle les frais d'exploitation ont été engagés et au moment où la demande ultérieure était due, et si le déménagement vers le nouveau logement a eu lieu conformément à l'article 22, paragraphe 4 du Code social allemand, livre II (SGB II), avec l'accord préalable du fournisseur de soutien du revenu de base.
Note à la Cour :
En principe, conformément à l’article 22, paragraphe 1, alinéa 1 du Code social allemand, livre II (SGB II), seules les dépenses raisonnables et réelles relatives au logement actuellement occupé sont prises en charge, car il s’agit du seul moyen de garantir un logement. Les dépenses impayées relatives aux logements précédents constituent une dette ; celles-ci ne sont prises en charge que dans des cas exceptionnels (article 22, paragraphe 8 du SGB II). Toutefois, une exception doit être faite en l’espèce, car les demandeurs ont perçu sans interruption des allocations au titre du SGB II depuis la naissance du besoin de complément de revenu jusqu’à sa mise en œuvre et son échéance. Si ce complément de revenu n’était pas pris en charge, cela équivaudrait de fait à une interdiction de déménager, car les bénéficiaires de l’allocation chômage de niveau II (Alg II) seraient exposés au risque de s’endetter en cas d’insuffisance de leurs acomptes sur les charges. Si une relation contractuelle existe avec le même propriétaire ou fournisseur d’énergie avant et après le déménagement, des litiges relatifs à la facturation pourraient survenir les années suivantes, et le Pôle emploi serait tenu d’informer les bénéficiaires à ce sujet. En outre, le remboursement des frais accessoires réduit les dépenses d'hébergement et de chauffage, indépendamment du fait qu'un déménagement ait eu lieu ou non auparavant, conformément à l'article 22, paragraphe 3 du SGB II.
Source : juris.bundessocialgericht.de
1.2 – BSG, Arrêt du 30.03.2017 – – B 14 AS 55/15 R
Principe directeur (Éditeur) :
Une police d'assurance étudiante n'est pas une police d'assurance au sens de l'article 11b, paragraphe 1, phrase 1, n° 3 du SGB II, article 6, paragraphe 1, n° 2 Alg II-V (cf. BSG, arrêt du 8.12.2016 – B 4 AS 59/15 R).
Source : juris.bundessocialgericht.de
1.3 – BSG, Arrêt du 30.03.2017 – B 14 AS 18/16 R
Principe directeur (Éditeur) :
Dans la décision finale fondée sur la situation juridique alors applicable conformément au § 40 par. 2 no. 1 SGB II aF en conjonction avec le § 328 par. 2, 3 SGB III, aucun revenu moyen ne doit être pris comme base, mais plutôt le principe mensuel (cf. § 41 SGB II aF) doit être appliqué.
Note de la Cour
1. L’article 2, paragraphe 3, première phrase, de l’ancienne version du Code social allemand, livre II (SGB II), ne peut servir de fondement juridique à un calcul basé sur le revenu moyen, car cette disposition ne régit que la décision provisoire. Rien ne justifie d’étendre son application à la décision définitive. Selon sa formulation (« à prévoir »), l’article 2, paragraphe 3, première phrase, de l’ancienne version du SGB II ne s’applique qu’aux périodes futures, et le législateur aurait aisément pu adopter une autre disposition, d’autant plus qu’une disposition relative à une variante spécifique de la décision définitive figurait dans l’article 2, paragraphe 3, première phrase, de l’ancienne version du SGB II.
2. L'article 41a du Code social allemand, livre II (SGB II), introduit entre-temps par la 9e loi d'amendement (9. SGB II-ÄndG), avec son paragraphe 4 concernant le revenu moyen dans la décision finale, ne conduit pas à une conclusion différente, car la disposition n'a pas d'effet rétroactif à cet égard (cf. article 80 SGB II).
Source : juris.bundessocialgericht.de
2. Arrêt du Tribunal social fédéral relatif au catalogue des prestations d'assurance maladie en lien avec le Code social allemand, Livre II/Livre XII (SGB II/SGB XII)
2.1 – Tribunal social fédéral, arrêt du 5 juillet 2016 – B 1 KR 18/16 B
Procédure devant le tribunal social – jonction nécessaire – possibilité sérieuse d’une autre partie responsable – erreur de procédure – catalogue des prestations d’assurance maladie – situation de précarité – garantie du niveau de subsistance minimum constitutionnellement garanti par l’article 21, paragraphes 5 et 6 du livre II du Code social allemand (SGB II) – médicaments sans ordonnance et compléments alimentaires, téguments de psyllium indien
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
1. Un besoin médical qui, dans un cas particulier, s'écarte sensiblement d'un besoin moyen peut être considéré comme un besoin inévitable au sens de l'article 21, paragraphe 6, du livre II du Code social allemand (SGB II). Ce besoin est nécessaire pour garantir le niveau de subsistance minimum garanti, mais ne relève pas, conformément à la Constitution, de l'assurance maladie obligatoire.
2. Concernant le complément alimentaire « psyllium indien », le demandeur peut également faire valoir un recours contre l'organisme chargé du versement du revenu de base afin de garantir le niveau de subsistance minimum, conformément à l'article 21, paragraphe 5, du livre II du Code social allemand (SGB II) (cf. Tribunal social fédéral, arrêt du 14 février 2013, B 14 AS 48/12 R).
Source : www.rechtrecht-im-internet.de
3. Décisions des tribunaux sociaux des Länder relatives au revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)
3.1 – Tribunal social de Basse-Saxe-Brême, décision du 02.02.2017 – L 11 AS 983/16 B ER
Questions relevant du Code social allemand, livre II (SGB II) : protection juridique provisoire, anticipation inadmissible du litige principal, prise en charge des frais de déménagement liés au logement et au chauffage pour les personnes éligibles jusqu’à 25 ans ; majoration de sécurité sur les valeurs du barème de l’article 12 de la loi sur l’aide au logement (WoGG), applicable à compter du 1er janvier 2016, pour déterminer l’adéquation du logement
Principe (Juris)
1. Dans le cadre de la délivrance d'une injonction provisoire en application de l'article 86b, paragraphe 2, deuxième alinéa, de la loi de procédure des tribunaux sociaux (SGG), l'obligation faite à un organisme de sécurité sociale, en vertu du livre II du Code social allemand (SGB II), de prendre un engagement conformément à l'article 22, paragraphe 5, du SGB II (engagement de prise en charge des frais de logement et de chauffage liés au déménagement des personnes éligibles jusqu'à l'âge de 25 ans) constitue un préjugement inadmissible sur le fond de l'affaire. Toutefois, si les conditions requises pour la délivrance d'une injonction provisoire sont remplies, il peut s'avérer nécessaire d'ordonner provisoirement à l'organisme de sécurité sociale de prendre en charge les frais de logement et de chauffage du nouveau logement de la personne éligible afin de garantir une protection juridique effective.
2. Si l’adéquation du logement est déterminée selon le tableau de l’article 12 de la loi sur l’aide au logement (WoGG) en raison de l’absence de concept concluant, une majoration de sécurité de 10 % doit également être ajoutée aux valeurs du tableau de l’article 12 WoGG applicable à compter du 1er janvier 2016 (dans la version de la loi portant réforme de la loi sur l’aide au logement et modifiant la loi sur la promotion du logement – WoGRefG – du 2 octobre 2015, Journal officiel fédéral I, p. 1610) (conformément aux décisions de la Cour sociale supérieure de Basse-Saxe et de Brême du 4 juillet 2016 – L 9 AS 310/16 B ER et du 24 novembre 2016 – L 9 AS 941/16 B ER).
Source : www.rechtsprachung.niedersachsen.de
3.2 – Tribunal social de Basse-Saxe-Brême, décision du 26 octobre 2016 – L 13 AS 287/16 B ER
Loi sur le revenu de base – Protection juridique préventive – Fondements d’une ordonnance en cas de location entre proches
L'existence de motifs justifiant une injonction dans le cadre d'une procédure d'aide sociale de base, lorsque l'octroi d'une aide au logement et au chauffage est demandé à titre de protection juridique provisoire, relève toujours d'une appréciation au cas par cas et ne saurait être généralisée. Il convient notamment de ne pas présumer que de tels motifs d'injonction ne peuvent être invoqués qu'à la résiliation du bail ou lors du dépôt d'une demande d'expulsion par le propriétaire. Des règles spécifiques s'appliquent aux contrats de location entre membres d'une même famille (Note de l'éditeur)
Principe (Juris) :
Dans les contrats de location entre parents, la justification d'un motif d'injonction comme base d'une injonction préliminaire nécessite régulièrement un examen spécial et ne doit être acceptée que dans des cas exceptionnels.
Source : www.rechtsprachung.niedersachsen.de
3.3 – Tribunal social de Hambourg, arrêt du 23 février 2017 – L 4 AS 15/15
Concernant la question de savoir si les paiements des parents doivent être pris en compte comme revenu au sens de l'article 11, paragraphe 1, du livre II du Code social allemand (ici, dans ce cas particulier, la réponse est non)
Principe (Note de l'éditeur) :
Les contributions de tiers qui se substituent aux prestations indûment retenues par l'organisme de revenu de base jusqu'au rétablissement de la situation légale, et qui ne sont remboursables qu'en cas de succès, ne constituent pas un revenu au sens de l'article 11, paragraphe 1, du livre II du Code social allemand (SGB II). Ces contributions, par lesquelles le tiers intervient temporairement – en quelque sorte à la place de l'organisme de revenu de base et donnant lieu à une demande de remboursement – en raison du retard de versement de la prestation par ce dernier, ne libèrent pas l'organisme de revenu de base de son obligation de verser les prestations (Tribunal fédéral des affaires sociales, arrêt du 20 décembre 2011, B 4 AS 46/11). Comme dans l’application du Livre XII du Code social et de la Loi fédérale sur l’assistance sociale, le demandeur d’assistance ne peut être tenu responsable du fait qu’il s’est procuré temporairement lui-même le service souhaité au motif d’un échec à atteindre l’objectif du service initialement demandé (BSG, Arrêt du 6.10.201 – B 14 AS 66/11).
Source : socialcourtsability.de
Conseil juridique :
Voir également le tribunal social de Hambourg, jugement du 16.09.2014 – S 13 AS 2159/11
3.4 – Tribunal social de Hambourg, arrêt du 23 février 2017 – L 4 AS 14/15
Concernant la prise en compte des frais de logement réels conformément à l'article 22, paragraphe 1, du SGB II – Aucun plafond n'est appliqué aux frais de logement si un déménagement s'avère nécessaire
Principe (Éditeur) :
Un déménagement dans un appartement mieux adapté mais approprié était nécessaire ici, car la santé et la situation familiale du demandeur justifiaient le déménagement et les coûts supplémentaires qui en résultaient étaient faibles (cf. BSG, jugement du 24.11.2011, B 14 AS 107/10 R).
Source : socialcourtsability.de
3.5 – Tribunal social du Land de Thuringe, arrêt du 23 février 2017 – L 4 AS 1205/16 NZB – décision contraignante
. Principe (Juris) :
1. L’existence d’une communauté de responsabilité et d’entraide, au sens de l’article 7, paragraphe 3, point 3c, du livre II du Code social allemand (SGB II), doit être déterminée par le tribunal de première instance au vu de l’ensemble des éléments pertinents propres à l’espèce. Cette appréciation comprend également des éléments subjectifs (cf. Cour sociale fédérale, arrêt du 12 octobre 2016 – B 4 AS 60/15 R).
2. Aucun principe juridique général ne peut être établi concernant les conditions de fait dans lesquelles la présomption de volonté d'assumer la responsabilité, conformément à l'article 7, paragraphe 3a, du livre II du Code social allemand (SGB II), peut être renversée. La règle générale s'applique également à l'article 7, paragraphe 3a, du SGB II, selon laquelle la présomption légale peut être renversée par une preuve contraire (article 202 de la loi allemande sur les tribunaux sociaux (SGG), combiné à l'article 292 du Code de procédure civile allemand (ZPO)). Il est nécessaire que les faits indicatifs requis par la règle de la présomption ne soient pas réunis ou que la présomption de volonté d'assumer la responsabilité soit renversée par d'autres circonstances. La notion de preuve appropriée et suffisante doit toujours être appréciée au cas par cas, en tenant compte de toutes les circonstances.
Source : socialcourtsability.de
3.6 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, décision du 08.03.2017 – L 39 SF 1/17 BE ER –
action juridiquement contraignante en annulation de l'exécution – protection juridique provisoire
Principe (Juris) :
Les ordonnances d’exécution ne sont pas susceptibles d’appel dans le cadre de procédures devant les tribunaux sociaux, car elles peuvent être modifiées à tout moment par le tribunal émetteur (avis différent : LSG Basse-Saxe-Brême, décision du 9 janvier 2017, L 3 KA 87/16 B ER).
Source : socialcourtsability.de
4. Décisions des tribunaux sociaux concernant le revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)
4.1 – Tribunal social de Hanovre, arrêt du 2 novembre 2016 – art. 48 AS 687/16
Aucune prolongation du délai d'un an stipulé à l'article 40, paragraphe 1, deuxième phrase du Code social allemand, livre II (SGB II)
Principe (Juris) :
Le raccourcissement de la période de révision des prestations prévues par le Code social allemand, Livre II (SGB II), par l'introduction de l'article 40, paragraphe 1, deuxième phrase, du SGB II le 1er avril 2011, repose sur le principe fondamental selon lequel les prestations financées par l'impôt au titre du SGB II servent à assurer la subsistance et l'insertion professionnelle, et sont en particulier destinées à couvrir les besoins actuels (principe dit de pertinence), de sorte que la période de quatre ans prévue à l'article 44, paragraphe 4, première phrase, du SGB X apparaît trop longue (suite à l'arrêt du Tribunal social de Saxe du 6 novembre 2014 – L 7 AS 534/13).
Source : socialcourtsability.de
4.2 – Tribunal social de Neubrandenburg, arrêt du 9 novembre 2016 (affaire n° : S 11 AS 71/16) :
Dans ce cas, une vente serait évidemment non rentable au sens de l’article 12, paragraphe 3, point 6 du livre II du Code social allemand (SGB II).
Lors de l'évaluation de la viabilité économique ou non économique, il convient également de tenir compte de l'avantage fiscal que représente l'utilisation du bien pour les autorités fiscales.
Principe directeur du Dr Manfred Hammel
: 1. Dans le cas d’un ménage de deux adultes, en l’absence d’autres circonstances particulières (telles qu’un handicap grave), un espace de vie d’environ 200 m² dans une maison occupée par son propriétaire est considéré comme manifestement inadapté. Ce bien n’est donc pas soumis à l’exclusion de réalisation prévue à l’article 12, paragraphe 3, alinéa 1, point 4 du livre II du Code social allemand (SGB II).
2. De la valeur du terrain, qui doit être fixée à un niveau faible en raison de l'urgence de la rénovation de la maison et de la forte proportion de surface non constructible, il convient de déduire les charges grevant cette surface, la pénalité de remboursement anticipé exigée par la banque prêteuse en cas de vente de ce bien, ainsi que le montant des coûts des travaux de construction extérieure urgents.
3. Si le montant ainsi déterminé ne dépasse que légèrement l'abattement applicable en vertu de l'article 12, paragraphe 2, points 1 et 4 du livre II du Code social allemand (SGB II), il convient d'examiner si la vente de la maison en question doit être considérée comme non rentable au sens de l'article 12, paragraphe 3, phrase 1, point 6 du livre II du Code social allemand (SGB II).
4. Ce point est confirmé si la vente de ce bien ne génère pas une valeur supérieure au plafond d'allocation permettant de couvrir les besoins du ménage pendant une période de six mois d'aide sociale, conformément à la législation en vigueur. Dans ce cas, si les anciens propriétaires continuent d'avoir besoin d'aide, les prestations versées par le centre pour l'emploi au titre du Livre II du Code social allemand (SGB II) seraient sensiblement majorées. Ces demandeurs pourraient alors prétendre à des allocations logement et chauffage (article 22 du SGB II) nettement supérieures à celles perçues auparavant.
4.3 – Tribunal social de Chemnitz, décision du 14 mars 2017 – S 26 AS 405/17 ER
Les ressortissants tchèques ont droit à l'ALG II (allocation chômage II) en raison de leur droit de séjour (continu) en tant qu'employés.
Principe (Juris) :
Un citoyen de l'Union qui, sur une période de 15 mois, cumule une durée d'emploi supérieure à un an au cours d'au moins deux relations de travail, bénéficie d'un droit de séjour permanent – et en principe illimité – conformément à l'article 2, paragraphe 2, point 2, combiné au paragraphe 3, alinéa 1, point 2, de la loi/UE sur la libre circulation. Par conséquent, il n'est pas exclu du revenu de base pour les demandeurs d'emploi au titre de l'article 7, paragraphe 1, alinéa 2, point 2, du livre II du Code social allemand (SGB II), car il possède un droit de séjour en tant que salarié et non pas seulement en tant que demandeur d'emploi.
Source : socialcourtsability.de
4.4 – Tribunal social de Potsdam, arrêt du 15 février 2017 – art. 49 AS 1256/14
Aide au revenu de base pour les demandeurs d’emploi – bénéficiaire – obligation de coopération – présentation d’une pièce d’identité
Principe (Éditeur) :
Avant d’accorder des prestations en vertu du Code social allemand, Livre II (SGB II), l’autorité compétente est en droit de demander la présentation de documents d’identité ou de cartes d’identité (comparer LSG Berlin-Brandenburg, L 31 AS 762/14 B ER du 15 mai 2014).
Note : Samedi :
Interdiction des copies de cartes d'identité – un revers pour le centre pour l'emploi
Le centre pour l'emploi Mainarbeit d'Offenbach doit désormais impérativement modifier ses pratiques de travail et n'est plus autorisé à photocopier ou à scanner les documents d'identité.
Suite : www.fr.de
5. Décisions des tribunaux sociaux d’État en matière de promotion de l’emploi (SGB III)
5.1 – Tribunal social du Bade-Wurtemberg, arrêt du 24 février 2017 – L 8 AL 3033/15
Principe (Juris) :
La pension d'invalidité française de catégorie 2 (Art. L341-4, R341-5 Code de la sécurité sociale) est comparable à la pension allemande pour incapacité totale de travail, c'est pourquoi la perception de la pension d'invalidité entraîne la suspension du droit aux allocations de chômage conformément à l'article 156 SGB III.
Source : socialcourtsability.de
6. Décisions des tribunaux sociaux d’État en matière d’assistance sociale (SGB XII)
6.1 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, décision du 14 mars 2017 - L 15 SO 321/16 B ER – décision juridiquement contraignante
Citoyens de l'UE – revenu de base pour les demandeurs d'emploi – aide sociale – liberté de circulation – recherche d'emploi – exclusion des prestations sociales – Convention européenne de sécurité sociale – égalité de traitement des nationaux
Principe (Juris)
Sur le concept de « résidence autorisée » lors de l’application des dispositions de la Convention européenne des droits sociaux et culturels relatives à l’égalité de traitement des nationaux aux citoyens de l’UE après la suppression du certificat de libre circulation conformément à l’article 5, paragraphe 1, de la loi/UE sur la liberté de circulation telle que modifiée jusqu’au 28 janvier 2013 et la modification de la disposition de l’article 23, paragraphe 2, du livre XII du Code social allemand (exclusion des prestations d’aide sociale pour les étrangers et les membres de leur famille) le 29 décembre 2016 par la loi relative à la réglementation des demandes des personnes étrangères au titre du revenu de base pour les demandeurs d’emploi en vertu du deuxième livre du Code social allemand et au titre de l’aide sociale en vertu du douzième livre du Code social allemand (du 22 décembre 2016, Journal officiel fédéral I, p. 3155).
Source : socialcourtsability.de
6.2 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, décision du 03.02.2017 – L 23 SO 56/17 B ER, ordonnance contraignante
relative à l'effet suspensif d'une objection après une ordonnance d'exécution immédiate.
L'obligation pour l'autorité de fournir des motifs lorsqu'elle ordonne une mise en application immédiate
Principe (Éditeur)
1. Le législateur n’a pas exclu l’effet suspensif des recours juridiques dans le contexte de l’octroi de prestations en vertu du Code social allemand, Livre XII (SGB XII) – contrairement à l’article 39 du Code social allemand, Livre II (SGB II) pour l’annulation des prestations de soutien du revenu de base pour les demandeurs d’emploi (cf. décision du Sénat du 13 juillet 2009 – L 23 SO 89/09 B ER).
2. Dans le cas classique de cessation des prestations d'aide sociale, le prestataire est légalement tenu de continuer à verser les prestations pendant la procédure judiciaire, malgré la présomption d'illégalité de leur maintien, et doit faire face à l'incertitude quant au recouvrement des prestations indûment versées. Dès lors, l'invocation des circonstances de ce cas classique ne saurait justifier formellement une exécution immédiate.
Source : socialcourtsability.de
6.3 – LSG Schleswig-Holstein, décision du 14 février 2017 (dossier n° : L 9 SO 7/17 B ER) :
Principe directeur du Dr Manfred Hammel
1. Sur la justification de la demande d'avances conformément à l'article 19, paragraphe 5, alinéa 1 du Code social allemand, livre XII (SGB XII), sous la forme de la prise en charge des coûts d'un groupe résidentiel thérapeutique (articles 53 et suivants, 54, paragraphe 1, alinéa 1, n° 1 SGB XII), si le bien immobilier, dont l'usage est demandé par l'agence de protection sociale, appartient au père du demandeur et est grevé de dettes de prêt ainsi que d'un droit de résidence viager établi en faveur de la grand-mère du demandeur.
2. Ces circonstances de propriété, caractérisées par le fait que le demandeur ne peut ni disposer lui-même de ce bien ni exercer une quelconque influence juridique ou factuelle sur son père à cet égard, ne doivent pas porter atteinte à la mesure d’aide à l’intégration dont il bénéficie pleinement.
3. Dans cette situation, il est déraisonnable d’attendre du demandeur qu’il renonce à son admission au groupe résidentiel qu’il a demandé jusqu’à ce que les questions juridiques litigieuses soient clarifiées.
7. Décisions des tribunaux sociaux en matière d'assistance sociale (SGB XII)
7.1 – Tribunal social de Hambourg, arrêt du 16 janvier 2017 – S 10 SO 334/12
Demande de remboursement par un exploitant hospitalier des frais d'hospitalisation – conditions d'existence et de maintien d'un cas urgent
Principe directeur (Éditeur)
: 1. Aucune demande d'assistance d'urgence auprès de l'hôpital ne sera acceptée si l'identité du patient est incertaine.
2. L’impossibilité de prouver les faits établissant la demande en vertu de l’article 25 du Code social allemand, livre XII (SGB XII), est au détriment du fournisseur d’aide d’urgence (LSG Baden-Württemberg, jugement du 15 décembre 2016 – L 7 SO 3998/15).
3. Étant donné que le besoin d’assistance du patient n’a pas été établi, il n’est pas nécessaire d’examiner si l’obligation du défendeur de fournir des prestations aurait également pu être exclue par la nature subsidiaire de l’assistance sociale (§ 2 par. 1 SGB XII) en raison de l’assurance obligatoire du patient dans le système d’assurance maladie légal (pour plus de détails, voir BSG, jugement du 18.11.2014 – B 8 SO 9/13 R).
8. Décisions des tribunaux sociaux en matière de droit d'asile
8.1 – Tribunal social de Hambourg, arrêt du 25 mars 2014 – S 52 AY 14/13
Les demandeurs ne pouvaient pas bénéficier de prestations sans restrictions à leur droit conformément à l'article 1a de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG).
Principe directeur (Éditeur)
1. Le règlement du § 1 a AsylbLG ne soulève aucune préoccupation constitutionnelle.
2. Conformément à l'article 1a, point 2, de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG), les personnes qui ont généralement droit aux prestations prévues à l'article 1, paragraphe 1, points 4 et 5, de l'AsylbLG bénéficient de prestations limitées si des mesures d'expulsion ne peuvent être mises en œuvre à leur encontre pour des raisons qui leur sont imputables. Ces conditions sont notamment remplies si l'étranger a usurpé une identité ou n'a pas présenté de pièces d'identité.
3. Les demandeurs remplissent ces conditions. Il est incontesté qu'ils ne possèdent pas de documents d'identité de leur pays d'origine et qu'ils ne coopèrent pas pour en obtenir.
Source : socialcourtsability.de
Conseil juridique :
Voir également le tribunal social de Hambourg, arrêt du 03.08.2016 – L 4 AY 1/14
9. Informations diverses sur la loi Hartz IV, l'aide sociale, le droit d'asile et d'autres codes juridiques
9.1 – Informations succinctes : Frais d'hébergement plus élevés selon le SGB II/SGB XII à Wuppertal
Plus d'informations : tacheles-sozialhilfe.de
Conseil juridique :
Tribunal social de Düsseldorf, jugement du 02.02.2017 – S 3 AS 4917/16.
La question de savoir si un concept cohérent peut être retenu pour la période litigieuse, du 01.00.2016 au 31.03.2017, concernant les surfaces habitables d’environ 50 mètres carrés, est fondamentale, de même que celle de savoir si, compte tenu de l’augmentation significative des valeurs du barème depuis le 01.01.2016, une majoration de sécurité de 10 % doit encore être appliquée.
Les bénéficiaires célibataires des prestations Hartz IV à Wuppertal peuvent exiger des coûts de logement plus élevés du centre pour l'emploi, car l'indice des loyers de 2010 utilisé par le centre pour l'emploi, qui est basé sur des données collectées en 2009, n'est plus adapté pour déterminer des coûts de logement raisonnables en 2016 et 2017.
Principe directeur (Éditeur)
1. Le demandeur a droit à une prise en compte de ses besoins en matière de logement sur la base du tableau des allocations logement, majoré d'un supplément de 10 %.
2. Parce que la détermination du prix approprié par mètre carré par le fournisseur de soutien au revenu de base pour les appartements destinés aux ménages d'une seule personne d'une superficie d'environ 50 mètres carrés ne repose pas sur un concept conclusif au sens de la jurisprudence du Tribunal social fédéral (TSF).
3. L’indice des loyers de 2010 utilisé par le Jobcenter, fondé sur des données collectées en 2009, n’est plus adapté à la détermination du coût raisonnable du logement en 2016 et 2017. Les données collectées en 2009 sont insuffisantes pour apprécier le caractère raisonnable des coûts de logement, du moins pour les périodes postérieures à fin 2014 (voir arrêts du Tribunal social de Düsseldorf du 24 novembre 2016, S 3 AS 489/15 et du 4 juillet 2016, S 13 AS 3749/15). Les données collectées en 2009 ne permettent pas de tirer de conclusions sur les prix actuels compte tenu de la hausse des coûts sur le marché du logement en 2016 et 2017, d’autant plus que la situation de ce marché a été encore aggravée par l’afflux massif de réfugiés ayant besoin de logements abordables (voir également arrêt du Tribunal social de Düsseldorf du 4 juillet 2016, op. cit.).
Source : socialcourtsability.de
Conseil juridique :
De même, les procédures parallèles S 3 AS 3131/15, S 3 AS 2307/15, S 3 AS 5043/15 et S 3 AS 2605/16, qui se sont également terminées par des jugements du 02.02.2017.
9.2 – Cour sociale supérieure de Berlin-Brandebourg : Les ressortissants des États contractants à la Convention européenne des droits sociaux et culturels (CEDC) perçoivent des prestations de subsistance au titre du Livre XII du Code social allemand (SGB XII
). La 18e chambre de la Cour sociale supérieure de Berlin-Brandebourg (LSG) a récemment statué comme suit (décision du 21 mars 2017) : 1. Les ressortissants des États contractants à la Convention européenne des droits sociaux et culturels (CEDC) perçoivent des prestations de subsistance au titre du Livre XII du Code social allemand (SGB XII). Le gouvernement fédéral n’a formulé aucune objection à ce sujet. Conformément à la jurisprudence de la Cour sociale fédérale (BSG), ce droit découle directement du droit constitutionnel. Ceci reste valable après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation du 29 décembre 2016.
Voici la décision du LSG BB :
Source : tacheles-sozialhilfe.de
9.3 – Darmstadt-Dieburg : Le district met à jour ses directives pour l’évaluation des coûts raisonnables d’hébergement – nouvelles valeurs applicables à compter du 1er février 2017 :
www.ladadi.de
9.4 – Restrictions au regroupement familial des réfugiés mineurs non accompagnés (Conseil des réfugiés de Basse-Saxe eV)
Communiqué de presse du vendredi 31 mars 2017 – Classé sous : Communiqués de presse
Les directives du ministère fédéral des Affaires étrangères rendent le regroupement familial avec les frères et sœurs pratiquement impossible
Par sa circulaire du 20 mars 2017, le ministère fédéral des Affaires étrangères a précisé les conditions de regroupement familial pour les mineurs réfugiés non accompagnés. De ce fait, les conditions restrictives rendent le regroupement familial avec les réfugiés reconnus résidant en Allemagne pratiquement impossible. La circulaire stipule notamment que
les frères et sœurs de mineurs réfugiés reconnus en Allemagne ne peuvent généralement obtenir un visa de regroupement familial au titre de l'article 32 de la loi sur le séjour des réfugiés que si les parents peuvent prouver qu'ils disposent d'un logement suffisant en Allemagne.
De plus, les parents doivent être en mesure de subvenir à leurs besoins et à ceux des enfants qui les rejoignent. Seules des exceptions sont prévues dans des cas dits « atypiques ». Par exemple, il sera examiné si les enfants peuvent rester chez des proches ou dans des camps de réfugiés, ou si un membre de la famille peut rester avec eux. Le ministère fédéral des Affaires étrangères considère généralement la séparation des parents ou des parents et des enfants comme acceptable.
Si un enfant reconnu comme réfugié en Allemagne atteint l'âge de 18 ans dans les 90 jours, la délivrance d'un visa pour ses frères et sœurs est exclue.
Par ailleurs, le regroupement familial des frères et sœurs doit être examiné au titre de l'article 36, paragraphe 2, de la loi sur le séjour des étrangers en cas de « difficulté exceptionnelle ». Cette difficulté est toutefois « toujours d'ordre familial » et résulte « explicitement de la séparation des frères et sœurs ». Selon le ministère fédéral des Affaires étrangères, ni la séparation d'avec les parents ni les « difficultés liées au fait de vivre dans une zone de guerre ou de crise » ne constituent une « difficulté exceptionnelle ». Même en cas de « difficulté exceptionnelle », la preuve de ressources suffisantes doit être fournie, sauf cas atypique.
Pour les enfants réfugiés qui ne bénéficient pas du statut de réfugié mais seulement d'une « protection subsidiaire », le ministère fédéral des Affaires étrangères évoque la possibilité d'admission au titre de l'article 22 de la loi sur le séjour des étrangers. Les demandes d'« urgence humanitaire » sont traitées directement par le ministère fédéral des Affaires étrangères. Selon le chef du groupe parlementaire CDU, M. Kauder, 49 dossiers sont actuellement en cours de traitement.
Plus d'informations : www.proasyl.de
9.5 – Justifier adéquatement les demandes de révision ! Article de Maître Sebastian E. Obermaier, Leipzig.
La demande de révision constitue une particularité du droit social. Elle permet d’obtenir des prestations sociales (allocations chômage, allocation de base, indemnités journalières de maladie, allocations de dépendance, pensions, indemnités d’accident du travail, etc.) ou des prestations sociales plus élevées, ou encore d’annuler ou de réduire des dettes, même si la décision a déjà été rendue par un acte administratif exécutoire.
Les demandes de révision peuvent être déposées non seulement concernant les prestations sociales, mais aussi concernant tous les actes administratifs relevant du droit social, tels que les décisions d’invalidité ou de statut, ou les avis de cotisations sociales.
La possibilité de déposer une demande de révision n’est pas explicitement mentionnée dans la loi. La législation applicable est le Livre X du Code social allemand (SGB X, X étant le chiffre romain 10), qui contient les dispositions générales relatives aux procédures administratives sociales.
L’article 44, paragraphe 4, alinéa 3 du livre X du Code social allemand (SGB X) contient une disposition relative au calcul de la période de rétroactivité des prestations lorsque l’autorité compétente a statué sur une demande. La loi présuppose donc la possibilité de déposer une demande de révision.
L’article 44, paragraphe 1, alinéa 1 du SGB X – annulation d’un acte administratif illicite ou défavorable – stipule que s’il apparaît, dans un cas particulier, que la loi a été appliquée de manière erronée ou que la décision était fondée sur des faits inexacts, et que, de ce fait, des prestations sociales ont été indûment retenues ou des cotisations indûment perçues, l’acte administratif doit être annulé rétroactivement, même après être devenu exécutoire.
Cela signifie que l’autorité compétente agira d’office en faveur de la personne lésée si elle constate une application erronée de la loi ou une décision fondée sur des faits inexacts. Toutefois, comme les autorités ne sont pas tenues de traiter les dossiers clos et de « rechercher les erreurs », les demandes de révision des personnes concernées revêtent une grande importance.
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Auteur du fil d'actualités juridiques : Detlef Brock, rédacteur en chef de Tacheles
Source : Jurisprudence juridique Tacheles, www.tacheles-sozialhilfe.de


