1. Décisions du Tribunal social fédéral du 1er décembre 2016 relatives au revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)
1.1 – BSG, Arrêt du 01.12.2016 – – B 14 AS 34/15 R
Les frais ne sont déductibles que pour la période d'approbation.
Note à la Cour
1. Conformément à la disposition réglementaire de l'article 3 du Livre II du Code social (SGB II), la période de référence pour la détermination des produits et charges d'exploitation est la période de prestations correspondante. Ceci s'applique également aux frais de véhicule visés à l'article 3, paragraphe 7, du SGB II.
2. Ce règlement, couvert par la disposition habilitante de l'article 13 du livre II du Code social allemand (SGB II), ne contrevient à aucune disposition législative supérieure, notamment à la période de détermination des bénéfices fixée à l'année civile conformément à l'article 4a, paragraphe 1, alinéa 3 de la loi allemande sur l'impôt sur le revenu (EStG), car le SGB II prévoit d'autres périodes de prestations, et est conforme au droit constitutionnel. La distinction opérée à l'article 3, paragraphe 7, du règlement allemand relatif aux allocations de chômage II (Alg II-V) repose sur des critères objectifs et demeure conforme aux catégories autorisées par l'article 3, paragraphe 1, de la loi fondamentale allemande (GG) ; aucune violation des articles 12 et 14 de la loi fondamentale n'est constatée.
Source : juris.bundessocialgericht.de
2. Décisions du Tribunal social fédéral du 08.03.2017 relatives à l'assistance sociale (SGB XII)
2.1 – Tribunal fédéral des affaires sociales (BSG), arrêt du 8 mars 2017 – B 8 SO 2/16 R
Aide à l’insertion : conditions d’octroi d’une subvention pour un véhicule adapté.
Le Tribunal fédéral des affaires sociales renvoie l’affaire : le litige relatif à un véhicule mis à disposition par l’aide sociale pour une personne à mobilité réduite sera réexaminé.
Dans une affaire portée devant le Tribunal fédéral des affaires sociales (BSG) – B 8 SO 2/16 R –,
un homme de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, souffrant d'un handicap sévère et d'une mobilité réduite, peut encore espérer obtenir le financement d'un véhicule par son organisme de protection sociale. Le Tribunal fédéral des affaires sociales de Kassel a cassé un jugement de première instance le 8 mars 2017 et a renvoyé l'affaire devant le Tribunal des affaires sociales du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. « Des éléments supplémentaires doivent être établis, notamment l'impact du handicap de cet homme sur sa vie quotidienne », a expliqué un porte-parole du Tribunal fédéral des affaires sociales (dossier n° B 8 SO 2/16 R).
Tribunal fédéral des affaires sociales : les services sociaux doivent fournir des véhicules dans certains cas.
La ville de Bonn avait refusé d’acheter la voiture de gamme moyenne à boîte automatique demandée par un habitant de Bonn, car ce dernier n’avait pas démontré de manière convaincante son incapacité à faire ses courses et à entretenir ses relations sociales à pied. L’homme avait soutenu que son désir de participation sociale avait été mal interprété. Le porte-parole du Tribunal fédéral des affaires sociales a expliqué qu’il n’est pas fondamentalement impossible d’obliger les services sociaux à fournir des véhicules dans certains cas.
Source : rsw.beck.de
Note à la Cour :
Voir paragraphe 23.
Les itinéraires que le demandeur entend emprunter en voiture ne sont donc sans pertinence pour apprécier la nécessité d’utiliser une voiture que s’il s’agit de souhaits dont la réalisation est considérée comme déraisonnable dans le groupe de comparaison des adultes non handicapés et non dépendants socialement du même groupe d’âge (par exemple, en raison des coûts régulièrement associés) et qui, par conséquent, ne peuvent servir la participation ; à cet égard, les avis du défendeur et des intervenants ou du tribunal ne déterminent pas l’étendue et la fréquence de la participation de la personne handicapée (cf. déjà Tribunal social fédéral, arrêt du 12 décembre 2013 – B 8 SO 18/12 R – point 16).
Enfin, l’exemple typique de la dépendance à un véhicule motorisé, notamment pour la participation à la vie professionnelle (cf. article 8, paragraphe 1, deuxième alinéa, première phrase de l’ordonnance relative à l’aide à l’intégration), n’implique aucune limitation du droit à l’aide, de sorte que la personne handicapée doive dépendre du véhicule motorisé « en règle générale au quotidien », compte tenu de ses souhaits (mais voir Cour sociale supérieure de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, arrêt du 15 septembre 2011 – L 9 SO 40/09 – paragraphes 45 et suivants ; Cour sociale supérieure de Schleswig-Holstein, arrêt du 27 novembre 2013 – L 9 SO 16/11 – ZFSH/SGB 2014, p. 298 et suivants ; Schmeller dans Mergler/Zink, Manuel du revenu de base et de l’assistance sociale, article 54 SGB XII, paragraphes 47 et suivants, en mars 2016). Exner/Dillmann, br 2013, 1).
La participation à la vie active ne requiert pas forcément de déplacements quotidiens ; une aide au transport peut également être accordée si la personne handicapée peut travailler principalement à domicile, n’a besoin d’être présente sur son lieu de travail que quelques jours par semaine, et qu’un véhicule est nécessaire à cet effet. Surtout, toute exigence stricte de temps de travail contredit le système présenté, selon lequel une approche centrée sur la personne, tenant compte de sa situation individuelle, est essentielle à une intégration sociale optimale.
Source : juris.bundessocialgericht.de
Note :
Dans la continuité de sa jurisprudence, le Tribunal social fédéral (BSG) (arrêt du 08.03.2017 – B 8 SO 2/16 R, point 23) reconnaît que l’exemple classique de la dépendance à un véhicule à moteur, notamment pour la participation à la vie active, n’implique aucune limitation du droit à ce droit, de sorte que la personne handicapée doive dépendre du véhicule à moteur « en règle générale au quotidien » compte tenu de ses souhaits (jurisPK-SGB XII 2e éd. / Wehrhahn, point 9.4).
3. Décisions des tribunaux sociaux d’État concernant le revenu de base pour les demandeurs d’emploi (SGB II)
3.1 – Tribunal social de Basse-Saxe-Brême, arrêt du 31 mai 2017 – L 13 AS 105/16
Aide au revenu de base pour les demandeurs d'emploi ; prise en compte des biens pendant l'année de séparation ; prise en compte des biens immobiliers toujours utilisés par les conjoints séparés
Principe (Juris) :
L'obligation de liquider une maison et des biens encore utilisés par le conjoint séparé, qui constituaient des actifs protégés au sens de l'article 12, paragraphe 3, alinéa 1, point 4 du Code social allemand, livre II (SGB II), jusqu'à ce que le bénéficiaire de l'allocation ait quitté les lieux avant la fin de l'année de séparation, peut constituer une difficulté particulière au sens de l'article 12, paragraphe 3, alinéa 1, point 6, alternative 2 du Code social allemand, livre II (SGB II).
Source : www.rechtsprachung.niedersachsen.de
Remarque :
Les bénéficiaires d'une aide au revenu de base pendant l'année de séparation n'ont pas à vendre leur propre maison.
Le LSG Celle-Bremen a statué pour la première fois devant une juridiction supérieure que les bénéficiaires d'une aide sociale de base ne peuvent être contraints de vendre leur logement pendant l'année de séparation.
Source : Communiqué de presse du LSG Celle-Bremen du 26 juin 2017 : www.juris.de
3.2 – Tribunal social de Basse-Saxe-Brême, arrêt du 19 mai 2017 – L 11 AS 245/17 B ER
Protection juridique préventive – Conditions relatives aux motifs de l’ordonnance ou à l’urgence – Allocation chômage II – Logement et chauffage – Séparation des époux – Utilisation alternée du domicile familial précédent pour la garde d’enfants – Modèle de nidification – Location d’une chambre supplémentaire dans un appartement partagé – Prise en charge de la moitié des frais de logement du domicile familial et de la chambre
Principe (Note de l’éditeur)
1. Le Sénat a déjà statué que les frais de maintien d’une résidence antérieure – par exemple, pour conserver un lieu de repli en cas de nouvelle union – ne sont pas à la charge du prestataire de revenu de base (décision du 9 janvier 2017 – L 11 AS 1138/16 B –). Ce principe s’applique également par analogie au cas présent (modèle dit « du nid » après la séparation parentale).
2. Le revenu de base n'a pas pour objet de financer intégralement un mode de garde choisi par les parents après une séparation, entraînant des frais de logement supplémentaires liés au maintien de l'occupation du domicile familial. En vertu de la loi sur le revenu de base, le droit aux allocations logement ne s'applique qu'à une seule résidence, à savoir le logement effectivement occupé.
Principe (Juris)
1. Sur le droit aux prestations pour frais de logement et de chauffage (KdUH) après séparation des époux au moyen du « modèle dit du nid »
2. Dans le cadre d'une procédure accélérée relative aux prestations SGB II pour le logement et les charges courantes, les exigences relatives aux motifs de l'ordonnance ne doivent pas être excessives. L'urgence requise pour délivrer une injonction préliminaire est généralement présente si un organisme versant des prestations SGB II refuse indûment le versement de ces prestations, entraînant ainsi une insuffisance des ressources nécessaires à la personne lésée. Le fait que les conditions d'une résiliation extraordinaire du bail pour loyers impayés soient déjà réunies, ou que le bailleur ait déjà résilié le bail ou engagé une procédure d'expulsion, n'est pas une condition préalable à l'établissement des motifs de l'ordonnance.
Source : www.rechtsprachung.niedersachsen.de
3.3 – Tribunal social du Land de Thuringe, décision du 1er juin 2017 – L 4 AS 851/16 B – exécutoire
L'aide juridictionnelle a été accordée car le centre pour l'emploi n'a pas respecté le délai et a déposé la demande le jour même (cf. concernant la « demande prématurée » : LSG Saxe-Anhalt, décision du 1er mars 2016 – L 5 AS 25/16 B ER, par. 47 ; LSG Saxe-Anhalt, décision du 18 novembre 2016 – L 4 AS 550/16 B ER)
Principe (Juris)
1. La demande de droit public général visant à obtenir le retrait de la demande de pension soumise en remplacement par le fournisseur de prestations SGB II conformément à l'article 5, paragraphe 3, alinéa 1 du SGB II peut être considérée comme une base légale pour une demande de retrait de la demande de pension soumise par le fournisseur de prestations SGB II conformément à l'article 5, paragraphe 3, alinéa 1 du SGB II.
2. La demande de dépôt d'une demande conformément à l'article 12a, alinéa 1, du livre II du Code social allemand (SGB II) doit comporter un délai raisonnable (voir Tribunal social fédéral (BSG), arrêt du 19 août 2015 – B 14 AS 1/15 R, point 34). La personne ayant droit aux prestations, qui, en tant que demandeur, est la première à pouvoir et à être tenue de déposer la demande, doit se voir offrir la possibilité de le faire elle-même dans le délai imparti.
Source : socialcourtsability.de
3.4 – LSG Munich, décision du 16.05.2017 – L 11 AS 335/17 B ER
Aucune demande ni aucun motif d'injonction ne peuvent être invoqués en raison de l'absence de perte imminente de logement dans le cadre d'une injonction préliminaire
Principes directeurs :
1. Dans la mesure où des prestations de subsistance sont en jeu et qu’une violation significative des droits fondamentaux, s’étendant au-delà des zones marginales, est imminente et ne peut être réparée par une décision favorable au demandeur sur le fond, le refus d’accorder une protection juridique provisoire n’est admissible que si la situation de fait et de droit a été définitivement établie (conformément à l’arrêt BeckRS 2016, 53085 de la Cour constitutionnelle fédérale). (Paragraphe 13) (Principe éditorial)
2. Une décision fondée sur une mise en balance attentive et suffisamment étayée des intérêts n'est admissible que si un contrôle de légalité est impossible, même compte tenu du délai généralement court dont disposent les tribunaux dans le cadre d'une procédure de référé, ce que le tribunal doit clairement démontrer (conformément à la jurisprudence de la Cour constitutionnelle fédérale, BeckRS 2016, 53085). En l'absence d'urgence imminente ou de menace de perte de logement, il n'y a pas lieu de demander une injonction. Si une indemnisation pour l'usage futur du logement est envisagée, une nouvelle demande de mesures provisoires devra être déposée. (Paragraphes 13-14) (Note de la rédaction)
Source : www.gesetze-bayern.de
3.5 – LSG Baden-Württemberg, décision du 26 avril 2017 – L 1 AS 854/17 ER-B
Concernant la confirmation d'une demande de prestations par un demandeur croate qui, en raison d'une très courte période d'emploi sur le territoire fédéral et de son chômage, a perdu son droit de séjour en vertu de l'article 2, paragraphes 1 et 2, point 1 de la loi sur la liberté de circulation/UE, conformément à l'article 41a, paragraphe 7, phrase 1, point 1 du Code social allemand, livre II (SGB II), pour l'octroi d'une aide provisoire.
Principe (Juris) :
L'article 41a, paragraphe 7, du livre II du Code social allemand (SGB II) peut donner lieu à un droit à des prestations provisoires s'il existe des circonstances particulières qui, dans le cas individuel, sont susceptibles de justifier une réduction du pouvoir discrétionnaire à zéro (à distinguer de la décision du tribunal social de Basse-Saxe-Brême du 16 février 2017 – L 8 SO 344/16 B ER).
Source : socialcourtsability.de
3.6 – LSG Baden-Württemberg, décision du 12 juin 2017 – L 1 AS 1310/17 ER-B
Le remplacement du mobilier usé ou défectueux après une utilisation prolongée est financé par l'allocation standard.
Principe (Juris) :
Une réclamation contre le fournisseur de soutien au revenu de base pour l'octroi de subventions pour l'acquisition de nouveaux meubles n'existe pas après une expulsion si les anciens meubles ont été initialement stockés par le précédent propriétaire et n'ont été détruits que parce que le bénéficiaire a refusé de récupérer les meubles, que l'ancien propriétaire était prêt à remettre, invoquant le mauvais état des meubles.
Source : lrbw.juris.de
3.7 – LSG Bade-Wurtemberg, décision du 31.5.2017, L 1 AS 1815/17 ER-B
Principe (Juris) :
Dans le cas d'une citoyenne bulgare enceinte infectée par le VIH qui attend un enfant d'un ressortissant étranger qui réside légalement en Allemagne depuis plus de 8 ans et a reconnu l'enfant auprès du bureau de protection de l'enfance, un droit de séjour en vertu des effets du droit de séjour peut être présumé au moins si un retour en Bulgarie pour effectuer la procédure de visa nuirait à la santé de l'enfant à naître.
Source : lrbw.juris.de
4. Décisions des tribunaux sociaux concernant le revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)
4.1 – Tribunal social de Dresde, arrêt du 19 janvier 2017 – S 45 AS 380/16 – Pourvoi pendant devant le Tribunal social de Saxe L 7 AS 547/17
Principe (Juris) :
Le concept sous-jacent à la réglementation administrative du district de Görlitz, entrée en vigueur le 1er février 2015, ne répond pas aux exigences d’un concept cohérent. Le quantile retenu pour les indicateurs comparatifs sous-jacents, calculés uniquement à partir des données existantes relatives aux bénéficiaires de l’aide au revenu de base et de données agrégées combinant les loyers affichés et les loyers en vigueur, n’est pas justifié de manière plausible. Le test de disponibilité, établi comme troisième indicateur comparatif, comporte des étapes de calcul mathématiquement incompréhensibles. Par conséquent, aucune de ces valeurs ne peut servir de seuil d’adéquation ; il convient d’appliquer les valeurs du barème des aides au logement.
La Chambre est convaincue qu’une limite d’adéquation correspondante ne peut être déduite du règlement administratif du district de A… concernant les coûts d’hébergement et de chauffage conformément à l’article 22 du Code social – Livre Deux (SGB II) et à l’article 35 du Code social – Livre Douze (SGB XII), entré en vigueur le 1er février 2015, car celui-ci ne répond pas aux exigences d’un concept conclusif au sens de la jurisprudence du Tribunal social fédéral.
Source : socialcourtsability.de
Note :
Le plafonnement des frais d'hébergement pour les bénéficiaires du programme Hartz IV est illégal – Tribunal social de Dresde, arrêt du 19 janvier 2017 – art. 45 AS 380/16 et Tribunal social de Dresde, arrêt du 8 mai 2017 – art. 20 AS 3514/14
Le tribunal social de Dresde a jugé que le plafonnement des frais de logement pour les bénéficiaires du Hartz IV dans les districts de Görlitz et de la Suisse saxonne-Montagnes minières orientales est illégal.
Les notions de districts de Görlitz et de Suisse saxonne-Montagneux ne sont pas définitives selon la jurisprudence du Tribunal fédéral des affaires sociales (BSG). Le plafonnement des frais de logement pour les bénéficiaires de l'allocation « Hartz IV » dans ces districts est donc invalide, d'après le Tribunal des affaires sociales de Dresde.
Source : Communiqué de presse du Tribunal social de Dresde n° 9/2017 du 26 juin 2017 : www.juris.de
4.2 – Tribunal social de Dresde, arrêt du 08.05.2017 – S 20 AS 3514/14
Le plafonnement des frais d'hébergement des bénéficiaires du programme Hartz IV est illégal
Note éditoriale :
Le plafonnement des frais d'hébergement des bénéficiaires du Hartz IV dans le district Sächsische Schweiz-Osterzgebirge est illégal. Le district Sächsische Schweiz-Osterzgebirge ne dispose pas d'un plan cohérent pour la ville de Heidenau en 2014/2015.
Source : socialcourtsability.de
Note :
www.juris.de
4.3 – Tribunal social de Dortmund, arrêt du 17 mars 2017 – art. 19 AS 4647/16
Principe (Éditeur)
1. Les ressortissants roumains ont droit à l'ALG II en raison de leur statut d'employé – heures de travail de dix heures par semaine – salaire brut de 335,92 EUR – = salaire net nettement supérieur au montant de 175,00 EUR.
2. Cela est d’autant plus vrai que, dans certaines décisions de justice, un revenu, quel qu’en soit le montant, est considéré comme suffisant pour établir le statut de salarié dès lors qu’il entraîne une déduction au titre de la loi régissant le revenu de base des demandeurs d’emploi, c’est-à-dire qu’il dépasse 100,00 EUR (voir LSG NRW, décision du 07.10.2016, L 12 AS 965/16 B ER ; déjà indiqué de manière similaire par LSG NRW, décision du 07.04.2016, L 7 AS 288/16 B ER ; voir également LSG Sachsen-Anhalt, arrêt du 24.06.2016, où un salaire brut de 165,75 EUR a été jugé suffisant).
Source : socialcourtsability.de
4.4 – Tribunal social d’Aix-la-Chapelle, arrêt du 30 août 2016 – art. 14 AS 751/15
La décision du centre pour l'emploi de révoquer les prestations était illégale car, contrairement à l'hypothèse sous-jacente à la décision du centre pour l'emploi, le plaignant était (et est) capable de travailler au sens de l'article 8, paragraphe 1, du livre II du Code social allemand (SGB II).
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
Un demandeur handicapé à 100 % qui ne peut pas voyager peut avoir droit aux prestations SGB II.
Note de la Cour :
En définitive, le demandeur n’a pas pu contester la décision d’inaptitude au travail du Pôle emploi, qui a motivé la révocation de son allocation. Du point de vue d’une personne ayant besoin d’aide, la répartition des responsabilités entre les organismes concernés, conformément à l’article 44a du livre II du Code social allemand (SGB II), constitue une simple formalité administrative interne, à laquelle le législateur n’a manifestement pas conféré d’effet juridique externe (cf. article 31, alinéa 1, du livre X du Code social allemand (SGB X)). Par conséquent, le demandeur est libre de percevoir les prestations de l’organisme de revenu de base, malgré une évaluation différente de la caisse de retraite. Il n'est pas tenu de faire appel de l'organisme d'assurance pension ni de l'Agence fédérale pour l'emploi et de leur évaluation, mais seulement de la décision négative du centre pour l'emploi (Tribunal social de Bavière, décision du 16 février 2012 – L 11 AS 1019/11 B ER, point 23, juris ; Knapp in : Schlegel/Voelzke, jurisPK-SGB II, 4e éd. 2015, § 44a, point 67 ; cf. Blüggel, in : Eicher, SGB II, 3e éd. 2013, § 44a, point 104 ; cf. ibid. in : jurisPK-SGB XII, § 45, point 59 ; Kirchhoff in : Hauck/Noftz, SGB XII, § 45, point 24 ; Steimer in : Mergler/Zink, SGB XII). § 45, paragraphe 13a). En raison de la subsidiarité (cf. article 42, paragraphe 2 VwGO, Keller, in : Meyer-Ladewig/Keller/Leitherer, SGG, 11e édition 2014, article 55, paragraphe 19) de l'action déclaratoire générale (article 55 SGG), la personne ayant besoin d'assistance est donc limitée au contrôle accessoire de la détermination officielle de sa capacité de gain dans le cadre d'une action en annulation, éventuellement combinée avec une action en exécution (cf. LSG Bay, loc. cit. ; Knapp, loc. cit.) ou une action en jugement déclaratoire.
Source : socialcourtsability.de
5. Décisions relatives à la loi sur la promotion de l'emploi (SGB III)
5.1 – Tribunal social de Bavière, arrêt du 20 avril 2017 – L 9 AL 49/14
Le maintien de l'octroi d'une subvention de démarrage après la fin de la première phase de financement constitue un abus de pouvoir discrétionnaire ; un examen approfondi des circonstances particulières du cas du plaignant n'a pas été effectué
Pouvoir discrétionnaire d'octroi d'une subvention de démarrage pour promouvoir le travail indépendant
Principe (Note de l'éditeur) :
Dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire concernant le maintien de la subvention de démarrage, la défenderesse a appliqué une approche schématique et généralisée, fondée sur les directives discrétionnaires de l'Agence pour l'emploi, et s'est fondée sur ce qu'elle considérait comme un revenu suffisant tiré de l'activité indépendante du demandeur. Or, un exercice éclairé de ce pouvoir discrétionnaire aurait exigé un examen approfondi des circonstances particulières de l'espèce du demandeur (cf. Tribunal social supérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, arrêt du 17 octobre 2013, affaire n° L 9 AL 150/12).
Source : socialcourtsability.de
6. Décisions des tribunaux sociaux d’État en matière d’assistance sociale (SGB XII)
6.1 – LSG Hesse, 10.05.2017 – L 4 SO 119/14
Principe (Juris)
1. Sur l'interprétation d'un avis d'approbation accordant des « prestations continues » d'aide sociale « initialement pour un mois seulement ».
2. Sur la portée de l’effet contraignant d’un tel acte administratif.
Source : socialcourtsability.de
7. Dispositions diverses relatives à la loi Hartz IV, à l'assistance sociale, au droit d'asile, au droit du logement et à d'autres codes juridiques
7.1 – Décision du Tribunal administratif fédéral du 27 juin 2017 – 1 C 26.16
La Cour de justice de l'Union européenne doit clarifier les questions relatives à la migration secondaire des réfugiés reconnus
Le tribunal administratif fédéral allemand (BVerwG) a posé des questions à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) afin de clarifier les problèmes liés à la migration secondaire des étrangers qui ont déjà été reconnus comme réfugiés dans un État membre de l'UE.
Le Tribunal administratif fédéral (BVerwG) a indiqué que l'affaire porte précisément sur la possibilité, prévue par la directive relative aux procédures d'asile, de rejeter une demande d'asile pour irrecevabilité si le demandeur bénéficie déjà du statut de réfugié dans un autre État membre de l'UE. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait déjà été saisie en mars afin de clarifier certains points dans les cas où une protection subsidiaire a été accordée à l'étranger (BVerwG, arrêt du 23 mars 2017 – 1 C 17.16 et suivants).
Le Tribunal administratif fédéral a suspendu la procédure d'appel dans l'attente d'une décision de la Cour de justice de l'Union européenne.
Source : Communiqué de presse du Tribunal administratif fédéral (BVerwG) n° 47/2017 du 27 juin 2017 : www.juris.de
7.2 – OVG Lüneburg c. 27 juin 2017 – 2 LB 117/17
Aucun statut de réfugié supplémentaire n'est accordé aux Syriens bénéficiant de la protection subsidiaire.
Selon la Haute Cour administrative – et cette position est largement partagée par les juridictions supérieures –, le départ illégal de Syrie, la demande d'asile et le séjour prolongé dans un pays occidental ne constituent pas, en eux-mêmes, des motifs suffisants pour conclure que l'individu subirait des persécutions politiques à son retour en Syrie – un scénario purement hypothétique compte tenu de son statut de protection subsidiaire. Le fait que le requérant, en quittant le pays, ait évité d'être enrôlé dans l'armée ne suffit pas, en l'absence d'éléments de preuve supplémentaires, à le rendre suspect aux yeux des autorités syriennes quant à une intention de s'engager dans une opposition politique autre que la fuite face à la guerre civile.
Le recours devant le Tribunal administratif fédéral n'a pas été admis.
Source : Communiqué de presse du Tribunal administratif supérieur de Lüneburg en date du 27 juin 2017 : www.juris.de
7.3 – BSG, jugement du 29 juin 2017 – B 10 EG 5/16 R
Pas d'augmentation des allocations parentales en raison du versement unique de la prime de vacances ou de Noël
Le Tribunal fédéral des affaires sociales (BSG) a statué que les primes annuelles de vacances ou de Noël n'augmentent pas l'allocation parentale ; ces paiements ne sont pas pris en compte comme autres revenus lors du calcul de l'allocation parentale.
Source : Communiqué de presse du Tribunal fédéral des affaires sociales (BSG) du 29 juin 2017 : www.juris.de
Auteur du fil d'actualités juridiques : Detlef Brock, rédacteur en chef de Tacheles
Source : Jurisprudence juridique Tacheles, www.tacheles-sozialhilfe.de


