Tacheles Legal Case Law Ticker Semaine 31/2017

1. Décisions des tribunaux sociaux d'État sur le soutien du revenu de base aux demandeurs d'emploi (SGB II)

1.1 – Tribunal social du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, arrêt du 29 juin 2017 – L 7 AS 607/17 – Pourvoi admis

L'application du droit de compenser les paiements avec les prêts pour dépôt de garantie locative est illégale. La loi ne prévoit pas la prise en charge partielle des frais de logement par le biais de prestations destinées à couvrir les dépenses courantes.

LSG NRW : Même dans le cadre de la nouvelle situation juridique, la compensation des prêts de dépôt de garantie dans le contexte de l'aide sociale (SG B II) est inadmissible :

Principe (Éditeur) :
L'article 42a, paragraphe 2, alinéa 1 du Code social allemand, livre II (SGB II), n'est pas applicable aux prêts sur dépôt de garantie locative conformément à l'article 22, paragraphe 6, alinéa 1 et 3 du SGB II (également sujet à caution dans la décision du Tribunal social fédéral du 29 juin 2015 – B 4 AS 11/15 R ; laissé en suspens dans l'arrêt du Tribunal social fédéral du 25 juin 2015 – B 14 AS 28/14 R).

Source : socialcourtsability.de

Note :
Proposition de campagne nationale contre la compensation inconstitutionnelle en dessous du seuil de subsistance

Il n'est pas permis de compenser les dépôts de location et les parts de coopératives accordés sous forme de prêts avec les avantages du SGB II !

Selon Tacheles eV, la compensation des dépôts de garantie et des parts de coopératives avec les prestations sociales de base, prévue par le Code social allemand, livre II (SGB II), et stipulée à l'article 42a, paragraphe 2, est inconstitutionnelle. Cette association de demandeurs d'emploi propose une campagne nationale pour soutenir les bénéficiaires de prestations sociales dans leurs démarches juridiques visant à contester la réduction de leur niveau de vie induite par ces mesures de compensation. Le règlement étant également controversé devant les tribunaux sociaux et dans la doctrine juridique, nous estimons qu'il est possible, à moyen terme, d'obtenir l'annulation de cette compensation des prêts immobiliers grâce à de nombreux recours en justice et à une campagne politique.

Plus d'informations : tacheles-sozialhilfe.de

1.2 – LSG NRW, décision du 17.07.2017 – L 2 AS 122/17 B

Unité de logement temporaire – droit à l’allocation complète pour besoins supplémentaires pour les parents isolés – division illégale des besoins de logement des enfants

Aucune réduction au prorata des frais d'hébergement n'est appliquée dans le cas d'une communauté de personnes temporairement nécessiteuses.

Principe directeur (Note de l'éditeur) :
1. Lorsqu'un enfant est séparé de ses parents, son lieu de vie principal est le domicile du parent chez lequel il réside majoritairement. Assurer le logement de l'enfant chez ce parent satisfait pleinement son besoin fondamental d'abri. Une répartition des besoins en matière de logement fondée sur le temps passé avec chaque parent n'est pas admissible (cf. Tribunal fédéral des affaires sociales, arrêt du 17 février 2016, B 4 AS 2/15 R).

2. La mère des enfants a droit à l'intégralité de l'allocation pour besoins supplémentaires si le père, comme dans le cas présent, forme un ménage temporaire avec les enfants pendant moins de la moitié du temps (BSG, jugement du 12.11.2015, B 14 AS 23/14 R et BSG, jugement du 11.2.2015, B 4 AS 26/14 R).

Source : Maître Lars Schulte-Bräucker

1.3 – Tribunal social du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, décision du 12 juillet 2017 – L 12 AS 596/17 B ER, L 12 AS 597/17 B –

droit de résidence juridiquement contraignant fondé sur l’exercice de la garde parentale pendant la scolarité de l’enfant

Note de la Cour :
L’article 10 du règlement (UE) n° 492/2011 codifie le droit des enfants d’un ressortissant d’un État membre qui est ou a été employé sur le territoire d’un autre État membre, s’ils résident sur le territoire de cet État membre, de participer à l’enseignement général, à l’apprentissage et à la formation professionnelle dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État membre. Cette disposition établit un droit de séjour autonome pour les enfants d’un salarié, indépendant de celui de leurs parents (arrêt du Tribunal social fédéral du 3 décembre 2015, B 4 AS 43/15 R ; décision de la Cour sociale supérieure de Rhénanie-du-Nord-Westphalie du 16 mars 2017, L 19 AS 190/17 B ER ; décision de la Cour sociale supérieure de Saxe-Anhalt du 29 avril 2016, L 4 AS 182/16 B ER).

Source : socialcourtsability.de

1.4 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, arrêt du 20 juin 2017 – L 18 AS 1812/16

Allocation chômage II – travail indépendant – frais professionnels – remboursement des dettes d'impôt sur le revenu

Principe (Éditeur)
1. Les remboursements d'impôts sur le revenu des années précédentes ne sont pas admissibles. L'impôt sur le revenu dû ne peut être déduit que pour les mois au cours desquels il était exigible (cf. Tribunal social fédéral, arrêt du 22 août 2013 – B 14 AS 1/13 R).

2. L’argument des demandeurs ne tient pas compte du fait que l’impôt sur le revenu – tout comme les dettes de taxe sur la valeur ajoutée – contrairement à un arriéré d’impôt constaté pour la première fois pendant la période d’allocation (voir Tribunal social de Chemnitz, arrêt du 25 mai 2016 – S 35 AS 3984/14) – n’est pas devenu exigible pendant la période d’allocation contestée, mais plutôt en 2012 et 2010 respectivement ; le report en vertu de l’article 222 du Code fiscal allemand (AO) ne change rien au fait que les impôts sont devenus exigibles lors de leur constatation (voir article 220 AO ; voir également l’article 222 AO « à l’échéance »).

3. Outre le fait que l'article 3 de l'ordonnance relative aux allocations de chômage II (Alg II-VO), combiné à l'article 11b du livre II du Code social (SGB II), réglemente de manière définitive les éléments à déduire du revenu avant sa distribution, ce dernier doit avant tout servir à assurer la subsistance. Le principe de subsidiarité en matière de protection sociale implique que l'État ne doit intervenir que lorsque les personnes dans le besoin ont épuisé les ressources à leur disposition (voir Tribunal social fédéral (BSG), arrêt du 15 avril 2008 – B 4 AS 27/07 R).

Source : socialcourtsability.de

1.5 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, arrêt du 09.03.2017 – L 29 AS 544/14

Évaluation des revenus – commande – besoins supplémentaires – stagiaires

Les parents isolés ne peuvent prétendre à une allocation supplémentaire plus élevée que celle prévue pour les stagiaires en vertu du Code social allemand, livre II (SGB II), car l'article 19, paragraphe 3, deuxième alinéa du SGB II prévoit effectivement une obligation légale de prise en compte des revenus, qui doit également être prise en compte au moins en conséquence lors de l'application de l'article 27, paragraphe 2 du SGB II (contrairement à la décision du tribunal social de Berlin du 25 mars 2015 – S 205 AS 8970/14).

Principe directeur (Note de l'éditeur) :
1. Il ne faut pas déduire du libellé de l'article 27, paragraphe 2, du livre II du Code social allemand (SGB II) que les revenus et le patrimoine existants ne doivent être pris en compte qu'à titre secondaire pour le calcul des besoins supplémentaires. Selon ce même libellé, un besoin supplémentaire au sens de l'article 21, paragraphes 2, 3, 5 et 6, du même livre n'existe que « dans la mesure où ce besoin n'est pas couvert par les revenus ou le patrimoine à prendre en compte ». Toute demande de prise en compte d'un besoin supplémentaire est donc soumise à la condition de besoin correspondante. Si des revenus ou un patrimoine sont disponibles, conformément à la disposition, ils doivent, en principe, être utilisés en priorité pour satisfaire ce besoin supplémentaire, sans qu'aucune subordination à d'autres prestations ne soit stipulée. Si l'on s'en tient uniquement au libellé de l'article 27, paragraphe 2, du SGB II, tout revenu susceptible d'être pris en compte serait ainsi directement imputé sur les besoins supplémentaires.

2. La structure systématique de la réglementation soutient l'application de l'ordre de l'article 19, paragraphe 3, deuxième phrase du Code social allemand, livre II (SGB II), aux prestations prévues à l'article 27 du Code social allemand, livre II (SGB II), en conjonction avec l'article 21 du Code social allemand, livre II (SGB II).

Source : socialcourtsability.de

1.6 – Tribunal social du Land de Berlin-Brandebourg, arrêt du 15 juin 2017 – L 25 AS 1631/16

Aide au revenu de base pour les demandeurs d’emploi – Acte administratif d’intégration (AAI) – Type de mesure en cas de maintien de l’effet réglementaire / en cas de notification de sanction fondée sur l’AAI – Recevabilité de la mesure malgré un recours en cours contre la notification de sanction – Décision discrétionnaire – Durée de validité – Réciprocité des devoirs et obligations

Principe (Éditeur)
1. Sur la légalité d’un acte administratif (EGVA) remplaçant un accord d’intégration (EGV), affirmé ici.

2. Le recours en droit était recevable en vertu de l'article 160, paragraphe 2, point 1, de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG), compte tenu de l'importance fondamentale de la question juridique soulevée. En effet, en l'espèce, il n'est pas clair quel type d'action est recevable – une action en annulation ou une action déclaratoire – ni quel est le lien entre, d'une part, une procédure de recours contre un acte administratif (EGVA) et, d'autre part, une décision rendue sur la base de cette procédure et constatant une violation de l'acte administratif ainsi qu'une réduction du droit à l'allocation chômage II (Alg II).

Source : socialcourtsability.de

1.7 – Tribunal social du Land de Saxe-Anhalt, décision du 07.03.2017 – L 2 AS 127/17 B ER –

Principe juridiquement contraignant : Réseau d'information Asile et Migration

Ordonnance temporaire relative aux prestations provisoires au titre des articles SGB II et SGB XII :

1. Jusqu'au 28 décembre 2016, un citoyen de l'Union (Portugal) avec deux enfants d'âge scolaire n'était pas exclu des prestations, car il bénéficiait d'un droit de séjour en vertu de l'article 10 du règlement relatif aux travailleurs migrants (492/2011/UE) pour les enfants d'anciens travailleurs (et leurs parents) et n'était donc pas exclu des prestations en vertu de l'ancienne version de l'article 7, paragraphe 1, deuxième phrase du livre II du Code social allemand (SGB II).

2. Depuis le 29 décembre 2016, suite à une modification législative, les personnes bénéficiant d'un droit de séjour au titre de l'article 10 du règlement (UE) n° 492/2011 relatif aux travailleurs migrants sont également exclues du bénéfice des prestations prévues à l'article 7, paragraphe 1, alinéa 2, point 2c, du livre II du Code social allemand (SGB II). Cette nouvelle réglementation ne saurait être considérée comme contraire au droit européen.

3. À compter du 29 décembre 2016, les personnes concernées ont droit à une aide à la subsistance au titre du Code social allemand, livre XII (SGB XII). L’exclusion des prestations prévue à l’article 23, paragraphe 3, du SGB XII (comme dans le SGB II, y compris pour les personnes titulaires d’un permis de séjour au titre de l’article 10 du règlement (UE) n° 492/2011 relatif aux travailleurs migrants) est incompatible avec le droit de l’Union européenne, le gouvernement fédéral allemand n’ayant formulé aucune réserve à la Convention européenne des droits sociaux et culturels (CED) concernant le SGB XII.

(Instructions éditoriales, cf. concernant la situation juridique avant la modification de la loi LSG Saxe-Anhalt, décision du 24.08.2016 – L 2 AS 449/16 B ER – asyl.net : M24181)

Pour consulter le texte intégral : sozialgerichtsbarkeit.de

Principe (Juris)
1. L'exclusion des prestations prévues à l'article 7, paragraphe 1, phrase 2, n° 2 du Code social allemand, livre II (SGB II), pour les étrangers dont le droit de séjour a pour seul but la recherche d'un emploi, dans la version applicable à compter du 29 décembre 2016, par la loi du 22 décembre 2016 relative à la réglementation des demandes des personnes étrangères au titre du revenu de base pour les demandeurs d'emploi au titre du Code social allemand, livre II (SGB II), et de l'aide sociale au titre du Code social allemand, livre XII (SGB XII) (Journal officiel fédéral I, p. 3155), ne viole pas le droit communautaire européen prépondérant.

2. L'exclusion des prestations conformément à l'article 23, paragraphe 3, du Code social allemand, livre XII (SGB XII), dans la version applicable à compter du 29 décembre 2016, ne s'applique pas aux citoyens des États signataires de la Convention européenne de sécurité sociale (CESS).

1.8 – Tribunal social du Land de Saxe-Anhalt, arrêt du 11 mai 2017 – L 5 AS 547/16

Principe (Juris)
1. La limitation des dépenses pour les frais de logement et de chauffage (KdU) après un déménagement inutile au montant précédent conformément à l'article 22, paragraphe 1, phrase 2 du SGB II ne s'applique pas si un déménagement a lieu à travers les limites de la zone de comparaison (conformément à la BSG, arrêt du 1er juin 2010, B 4 AS 60/09 R).

2. Le district du Harz (superficie : 2 104 km², 221 399 habitants) ne constitue pas une « zone de comparaison » unique et unifiée en tant qu’entité territoriale, car ses communes constituantes présentent des différences structurelles importantes qui apparaissent clairement lorsqu’on considère la topographie, la densité de population et les infrastructures. Selon le lieu de résidence, il comprend 14 zones de comparaison, principalement sous la forme de communes dotées de leurs propres marchés du logement.
 
Source : sozialgerichtsbarkeit.de

2. Décisions des tribunaux sociaux concernant le revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)

2.1 – Tribunal social d'Augsbourg, décision du 18 juillet 2017 – S 8 AS 737/17 ER

Concernant le crédit du remboursement des frais d'exploitation et de chauffage.

Principe (Juris)
1 : Pour déterminer si des prestations sont interrompues lors de l’application de l’article 11, paragraphe 3, du livre II du Code social allemand (SGB II) dans les cas prévus à l’article 22, paragraphe 3, du SGB II, seule la partie de la prestation qui est réduite est pertinente, à savoir le besoin de logement et de chauffage. (Paragraphe 22) (Principe éditorial)

2. Si le remboursement des frais d’exploitation excède le coût mensuel du logement et du chauffage, le montant du remboursement doit être étalé sur six mois. (Paragraphe 22) (Note de la rédaction)

Source : socialcourtsability.de

2.2 – Tribunal social de Munich, décision du 12 juillet 2017 – S 40 AS 1532/17 ER

Principe directeur n
° 1 : Lors de l’examen d’une sanction pour non-comparution à un rendez-vous, l’avis demandant au bénéficiaire de l’allocation d’emploi de se présenter doit être examiné incidemment (conformément à BayLSG BeckRS 2016, 74861). (Paragraphe 17) (Principe éditorial)

2. Le fait qu'un bénéficiaire d'une allocation d'insertion professionnelle soit invité à fournir les documents requis par un acte administratif d'intégration ne rend pas illégal l'objet d'une convocation à un entretien. Ceci est également valable si la période de validité de l'acte administratif d'intégration a expiré au moment de l'entretien. (Paragraphe 19) (Note de la rédaction)

3 Pour les bénéficiaires de prestations sociales qui sont sans emploi, il est raisonnable de reporter les rendez-vous médicaux non urgents si un rendez-vous avec le conseiller en emploi est prévu en temps utile. (Paragraphe 22) (Note de la rédaction)

4. La notification des conséquences juridiques n’a pas à inclure d’informations relatives aux dispositions de l’article 309, paragraphe 3, deuxième alinéa, du livre III du Code social allemand (SGB III). (Paragraphe 25) (Note de la rédaction)

Source : www.gesetze-bayern.de

Conseil juridique :
a. A. SG Leipzig, décision du 09.09.2016 – S 22 AS 2098/16 ER – L’instruction relative aux conséquences juridiques d’une demande de rapport à une date et une heure précises est incomplète, du moins si cette instruction explique, en se référant au texte de loi, quand une violation de l’obligation de rapport se produit, mais sans préciser que l’obligation de rapport est également remplie si le rapport est effectué à un autre moment du même jour et que l’objectif du rapport est atteint.

2.3 – Tribunal social de Magdebourg, décision du 24 juillet 2017 – S 4 AS 333/17 ER

Principe formulé par l'avocat Michael Loewy :
1. Il est irrecevable de calculer le revenu annuel moyen d'un ouvrier agricole employé pendant la période des récoltes, y compris les heures supplémentaires effectuées durant cette période. La nature même de ce travail implique qu'aucun travail supplémentaire, et donc aucune rémunération additionnelle, n'est requis durant les mois d'hiver.

2. Les frais d'obtention d'un permis de conduire de tracteur pour un stagiaire en production agricole ne peuvent être considérés comme un revenu fictif si l'employeur les déduit de sa rémunération. Ces frais doivent soit être déduits du revenu à titre de charges d'exploitation, soit, en raison de l'absence de revenu effectif, ne sont pas déductibles.

Source : www.anwaltskanzlei-loewy.de

3. Décisions des tribunaux sociaux d’État en matière de promotion de l’emploi (SGB III)

3.1 – Tribunal social du Land de Schleswig-Holstein, arrêt du 14 juillet 2017 – L 3 AL 14/15

Principe directeur (Éditeur)
: 1. Le demandeur n'a droit ni à une subvention de démarrage ni à une nouvelle décision concernant sa demande.

2. Le demandeur n’a pas mis fin à son chômage au sens de l’article 93, paragraphe 1, du livre III du Code social allemand (SGB III) en entreprenant une activité indépendante (cf. sur le problème en général les arrêts du Sénat du 11 novembre 2016, L 3 AL 29/14 et du 16 décembre 2016, L 3 AL 10/14).

3. La cessation du chômage par la reprise d'un travail indépendant à temps plein, condition requise pour l'octroi de la subvention de démarrage conformément à l'article 93 du livre III du Code social allemand (SGB III), est également liée à la définition du chômage figurant à l'article 138 du livre III du Code social allemand (SGB III) (voir également le tribunal social supérieur de Hambourg, arrêt du 7 décembre 2016, L 2 AL 7/16).

4. Comme on peut le constater à partir de l'article 138, paragraphe 1, du Code social allemand, livre III (SGB III), les éléments suivants sont requis : chômage, efforts personnels et disponibilité. La simple existence du chômage n'est pas suffisante (voir également Jüttner dans Mutschler, Schmidt-Caluwe, Coseriu, SGB III, 6e éd., § 93 par. 42 ; par ailleurs, se référant à l'objectif de la subvention de démarrage, qui est de favoriser la réinsertion sur le marché du travail par le biais du travail indépendant, Link dans Eicher/Schlegel, SGB III, juin 2015, § 93 par. 84, et – sans autre explication – Hassel dans Brand, SGB III, 7e éd., § 93 par. 9 ; voir également Tribunal social fédéral [BSG], arrêt du 5 mai 2010, B 11 AL 11/09 R, juris, par. 26, dans lequel les déclarations faites par le Tribunal social supérieur de Hambourg [ibid.] sont, de l'avis du Sénat, correctement qualifiées d'obiter dictum insuffisamment clair).

5. Dans le cas présent, le demandeur ne dispose pas de la disponibilité subjective du demandeur.

Source : socialcourtsability.de

4. Décisions des tribunaux sociaux d’État en matière d’assistance sociale (SGB XII)

4.1 – Arrêt du Tribunal législatif du Bade-Wurtemberg du 29.06.2017, L 7 SO 5382/14

Principe (Juris) :
Si l'autorité scolaire a laissé aux parents, en tant que représentants légaux, le choix et la détermination de la forme de scolarisation, alors le droit de choix et de détermination qui leur est accordé par l'autorité scolaire doit être accepté par le fournisseur d'aide sociale à l'intégration en ce qui concerne l'aide à la scolarisation appropriée sous la forme de prise en charge des frais de transport scolaire.

Source : socialcourtsability.de

5. Décisions des tribunaux sociaux des États en matière de droit d'asile

5.1 – Tribunal social du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, décision du 11 juillet 2017 – L 20 AY 4/17 B – exécutoire

Approbation de l'aide juridictionnelle – demande d'ordonnance – justification des motifs de la demande d'ordonnance

Pas de refus d’aide juridictionnelle dans le cadre d’une procédure judiciaire préliminaire en cas de déficit du niveau de subsistance minimum de 46 EUR par mois (soit près de 13 % de prestations en moins).

Principe directeur (Éditeur)
1. Octroi de l'aide juridictionnelle, car pour établir les motifs d'une ordonnance, il ne peut être simplement présumé que la détermination des taux fondés sur les besoins conformément au § 3 par. 1 phrase 8 AsylbLG (dans le montant applicable depuis le 17 mars 2016) satisfait toujours aux exigences procédurales de la Cour constitutionnelle fédérale (par exemple, arrêt du 18 juillet 2012 – 1 BvL 10/10 et 2/11 par. 62 et suiv.) pour déterminer un niveau de vie minimum digne.

2. Surtout, la différence entre les prestations initialement versées au titre de l'article 3 de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG) et les prestations analogues sollicitées par le requérant au titre de l'article 2 de la même loi – contrairement, par exemple, à la situation qui prévalait immédiatement après l'arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale (loc. cit.) et à la disposition transitoire alors en vigueur – est loin d'être négligeable. Au niveau de prestation standard 2 (applicable au requérant), elle s'élève à 46 € par mois. En conséquence, le requérant a perçu près de 13 % de prestations en espèces de moins que ce à quoi il aurait eu droit au titre de prestations analogues (et donc de prestations équivalentes au minimum vital défini par le livre XII du Code social allemand (SGB XII)) ; même si certains besoins sont satisfaits par des prestations en nature au titre de l'article 3 de l'AsylbLG (ou équivalent), cela restreint considérablement la liberté de mouvement économique du bénéficiaire par rapport aux prestations prévues à l'article 2 de l'AsylbLG.

3. Il est resté ouvert de savoir si, en cas d’insuffisance de fonds, il faut toujours supposer qu’il existe des motifs pour une ordonnance, ou s’il existe des circonstances dans lesquelles, compte tenu des circonstances de chaque cas (par exemple, en raison d’une période d’impact très courte prévue au moment de la demande), on peut encore supposer que le montant en question est « dérisoire » et qu’il n’existe pas de motifs pour une ordonnance.

4. Au moins lorsque – comme dans le cas du requérant – la demande d’injonction est clairement évidente, attendre la décision dans la procédure principale (qui ne peut être attendue qu’après une période plus longue) ne semble pas raisonnable et, par conséquent, compte tenu de l’interaction entre la demande d’injonction et les motifs de l’injonction, l’action en justice ne peut être privée de perspectives de succès suffisantes, même en ce qui concerne les motifs de l’injonction.

Source : socialcourtsability.de

6. Informations diverses sur la loi Hartz IV, l'aide sociale, le droit d'asile, le droit du logement et d'autres codes juridiques

6.1 – OLG Hamm c. 27 juillet 2017 – Réf. : 4 UF 31/17

Tutelle d'un réfugié mineur :
La Cour régionale supérieure de Hamm a statué que la tutelle d'un réfugié mineur peut également être assurée par sa sœur majeure, elle aussi arrivée en Allemagne comme réfugiée, ce qui dispense de la désignation d'un tuteur par un tribunal.
 
Source : Communiqué de presse de la Cour régionale supérieure de Hamm du 27 juillet 2017 : www.juris.de

6.2 – La CJUE sur les délais prévus par le règlement Dublin III

Comme le souligne Marcel Keienborg, la demande initiale est cruciale
. Les réfugiés doivent faire face à de longs délais d'attente pour leurs procédures d'asile. Or, la Cour de justice de l'Union européenne a précisé que même l'enregistrement initial déclenche des délais importants. Les juges vont donc plus loin que l'avocat général, explique Keienborg.

Plus d'informations : www.lto.de

Auteur du fil d'actualités juridiques : Detlef Brock, rédacteur en chef de Tacheles

Source : Jurisprudence juridique Tacheles, www.tacheles-sozialhilfe.de