1. Décisions des tribunaux sociaux d'État sur le soutien du revenu de base aux demandeurs d'emploi (SGB II)
1.1 – Tribunal social du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, arrêt du 07.05.2019 – L 10 AS 632/16
Principe (Juris) :
1. Le fait d’avoir perçu des prestations sociales par le passé n’oblige pas les personnes qui n’y ont pas droit au titre du Code social allemand, livre II (SGB II), en raison de leur patrimoine, à gérer ce patrimoine avec une rigueur excessive. Les personnes concernées ne sont pas tenues de mener une vie particulièrement modeste, et encore moins de limiter leurs dépenses mensuelles au montant des prestations SGB II.
2. Une demande d'indemnisation au titre de l'article 34 du livre II du Code social allemand (SGB II) pour dilapidation de biens n'est donc envisagée que dans des cas exceptionnels. Un comportement socialement inacceptable n'est caractérisé que si les biens sont délibérément dilapidés dans le but de recouvrer au plus vite le droit aux prestations sociales.
Source : www.landesrecht-mv.de
Conseil juridique :
Voir SG Düsseldorf, jugement du 31.08.2015 – dossier n° : S 35 AS 257/15 – Un style de vie luxueux – dépenses mensuelles de 3 550 EUR – d'une personne ne bénéficiant pas d'une aide au revenu de base ne constitue pas un comportement socialement inacceptable et ne donne pas lieu à un examen d'une demande de dommages-intérêts en vertu de l'article 34 SGB II.
1.2 – Tribunal social du Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, décision du 24 juin 2019 – L 14 AS 452/17 NZB
Principe (Juris) :
Les principes juridiques concernant la charge de la preuve relèvent du droit substantiel (Cour fédérale de justice, 17 février 1983 – III ZR 184/81), c'est pourquoi leur appréciation erronée constitue une erreur de jugement, qui est généralement sans incidence sur le recours contre le refus d'autorisation d'appel, mais non un vice de procédure (error in procedendo).
Source : www.landesrecht-mv.de
1.3 – Tribunal social du Bade-Wurtemberg, Décision du 24.06.2019 – L 7 AS 1916/19 ER-B
Pour l’application de la protection judiciaire préliminaire conformément à l’article 86b, paragraphe 2, de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG), le besoin nécessaire de protection juridique fait défaut si la personne demandant la protection juridique n’a pas préalablement contacté l’autorité compétente en temps utile avec sa demande.
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
Le besoin de protection juridique est généralement considéré comme inexistant si la personne qui le sollicite n'a pas préalablement contacté l'autorité compétente (LSG Bavière, décision du 14 juin 2016 – L 15 SB 97/16 B ER – juris para. 13 ; LSG Rhénanie-du-Nord-Westphalie, décision du 24 janvier 2012 – L 12 AS 1773/11 B ER – juris para. 18 ; LSG Berlin-Brandebourg, décision du 9 avril 2018 – L 23 AY 6/18 B ER – juris para. 8 ; Keller dans Meyer-Ladewig/Keller/Leitherer/Schmidt, SGG, 12e éd. 2017, § 86b, par. 26b ; Krodel/Feldbaum, Das sozialgerichtliche Eilverfahren, 4e éd. (éd. 2016, par. 30 ; Meßling dans Henning, SGG, § 86b par. 143 [décembre 2014]). Il incombe à la partie lésée de présenter une demande en temps utile afin de pouvoir, en cas d’inaction de l’autorité ou de décision négative, exercer un recours juridictionnel de manière admissible (LSG Berlin-Brandenburg, décision du 9 avril 2018 – L 23 AY 6/18 B ER – juris par. 8 ; cf. BVerfG, décision du 30 octobre 2009 – 1 BvR 2442/09 – juris par. 4 – BVerfGK 16, 347 [348]).
Source : socialcourtsability.de
2. Décisions des tribunaux sociaux concernant le revenu de base pour les demandeurs d'emploi (SGB II)
2.1 – Tribunal social de Düsseldorf, décision du 5 août 2019 – S 35 AS 3046/19 ER
Important : Décision concernant les manuels scolaires en Rhénanie-du-Nord-Westphalie : Le centre pour l’emploi doit prendre en charge la part des frais de manuels scolaires à la charge de l’élève
Le tribunal social de Düsseldorf (décision du 5 août 2019 – S 35 AS 3046/19 ER) a statué, par une nouvelle mesure d'injonction provisoire, que les participations aux frais de manuels scolaires doivent être intégralement prises en charge sous forme d'allocation. La motivation est claire et concise : « Les requérants ont droit au remboursement de ces frais à titre d'allocation de solidarité active, conformément à l'article 21, paragraphe 6, du livre II du Code social allemand (SGB II). La Cour sociale fédérale a déjà statué en ce sens dans deux affaires en mai 2019 (affaires n° B 14 AS 6/18 R et B 14 AS 13/18 R). Dès lors qu'une demande est manifestement fondée, les conditions de recevabilité prévues à l'article 86b, paragraphe 2, deuxième alinéa, de la loi allemande sur les tribunaux sociaux (SGG) ne sauraient être remplies. Le tribunal ne peut, pour des raisons de procédure régulière – même dans le cadre d'une procédure d'injonction provisoire – rejeter une demande manifestement fondée au motif qu'il n'y a pas d'urgence. ».
(Dans sa dernière phrase, la cour indique que les 96,94 € litigieux pour quatre enfants ne constituent pas, en principe, un motif d'injonction, c'est-à-dire l'obligation de prendre une décision d'urgence immédiate. Toutefois, compte tenu du droit légal manifeste à cette prestation en l'espèce, ce droit est justifié.).
Concrètement, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, tous les enfants bénéficiant de prestations sociales au titre du Code social allemand, livre II (SGB II), peuvent se faire rembourser par le Pôle emploi les frais supplémentaires liés à l'achat de manuels scolaires. Cette disposition s'applique au moins aux participations financières à compter de mai 2019. Le remboursement peut donc être effectué rétroactivement.
Voici la décision du tribunal social de Düsseldorf.
Le tribunal social de Cologne, dans son arrêt du 29 mai 2019 – S 40 AS 352/19 –, a également ordonné au centre pour l'emploi compétent de prendre en charge la contribution de l'étudiant, s'élevant en l'espèce à 24 € (conformément à l'article 96, paragraphe 3, de la loi scolaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, combiné à l'ordonnance relative à l'article 96, paragraphe 5, de ladite loi). Les contributions scolaires en Rhénanie-du-Nord-Westphalie peuvent atteindre 234 € . Le tribunal social de Cologne fonde cette demande sur l'application par analogie de l'allocation pour besoins particuliers prévue à l'article 21, paragraphe 6, du livre II du Code social allemand (SGB II). Il s'agit systématiquement du même argument avancé lors de la campagne Tacheles pour les fournitures scolaires.
Voici le verdict.
Il appartient désormais aux centres de conseil et aux associations d'aide sociale de Rhénanie-du-Nord-Westphalie de faire connaître ce droit et d'informer et de soutenir les personnes qui y ont droit.
L'assemblée législative de l'État est également appelée à créer un amendement législatif à cet égard et à garantir la fourniture gratuite de matériel pédagogique.
Source : Harald Thomé, Tacheles eV via Facebook
2.2 – Tribunal social de Munich, arrêt du 30 juillet 2019 – art. 52 AS 1319/17
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
1. L'exigence de réciprocité signifie qu'il est insuffisant que le bénéficiaire déploie de nombreux efforts d'insertion tandis que l'organisme se contente de lui suggérer des offres d'emploi et, à sa discrétion, de prendre en charge les frais de dossier. Il doit en effet être manifeste que l'organisme propose des services d'insertion adaptés aux besoins de chaque personne. Si de telles mesures individualisées doivent être écartées, l'exercice de ce pouvoir discrétionnaire doit être clairement identifiable (cf. Tribunal fédéral des affaires sociales, arrêt du 23 juin 2016, affaire n° B 14 AS 42/15).
L'acte administratif ne répondait pas à ces exigences.
Note :
Il convient également de noter que les exigences relatives aux accords d’intégration ont fondamentalement évolué depuis le 1er août 2016. Avant la conclusion d’un accord d’intégration ou la délivrance d’un acte administratif d’intégration, une analyse de faisabilité doit désormais être réalisée (voir l’article 15, paragraphe 2, alinéa 1 du livre II du Code social allemand). Cette analyse constitue le fondement de l’accord d’intégration ou de l’acte administratif d’intégration. Par ailleurs, un examen et une mise à jour réguliers des obligations réciproques convenues sont désormais obligatoires, au plus tard tous les six mois.
Source : socialcourtsability.de
2.3 – SG Stuttgart, arrêt du 15 mai 2019 – art. 22 AS 3913/18
L'action en inexécution a échoué dans les affaires impliquant un grand nombre de procédures intentées par un seul demandeur
Le tribunal social de Stuttgart a statué que, dans les cas où les plaignants sollicitent excessivement l'administration sociale et les tribunaux sociaux avec un grand nombre de procédures, il existe une justification suffisante pour que l'administration sociale dépasse les délais légaux de délivrance d'un acte administratif.
Selon le Tribunal social, le recours pour inaction était infondé dès le départ. Le Pôle emploi disposait d'un motif objectif suffisant pour ne pas statuer sur la contestation du demandeur dans le délai de trois mois. Le demandeur était lui-même responsable du non-respect par le défendeur du délai prévu à l'article 88, paragraphe 2, de la loi sur le Tribunal social (SGG). Il a constamment sollicité le Pôle emploi par de nombreuses demandes, contestations, actions en justice, procédures de référé, appels et plaintes. Au moment du prononcé de la décision relative à la contestation, le Pôle emploi gérait une centaine d'autres contestations et environ 400 procédures pendantes devant le Tribunal social, pour le compte du demandeur, de ses trois enfants et de leur mère. Devant le seul Tribunal social de Stuttgart, en mai 2019, le demandeur avait engagé plus de 1 150 procédures, la mère de ses enfants plus de mille, et chacun de leurs trois enfants plus de 370, 360 ou 290 procédures.
Dans le cas des demandeurs qui mobilisent l'administration sociale et les tribunaux sociaux avec un grand nombre de procédures, le centre pour l'emploi n'est pas tenu d'orienter ses activités administratives en priorité vers ces demandeurs qui mènent un grand nombre de procédures, au détriment des autres bénéficiaires de prestations.
La décision n'est pas encore juridiquement contraignante.
Équipe éditoriale de Juris.
Source : Communiqué de presse du Tribunal social de Stuttgart, extrait de la jurisprudence en vigueur (août 2019), daté du 2 août 2019.
Source : www.juris.de
2.4 – SG Karlsruhe, arrêt du 16 avril 2019 – art. 24 AS 6803/18
Les centres pour l'emploi ne sont pas tenus de prendre en charge les frais liés à l'occupation illégale et continue d'un appartement
Le tribunal social de Stuttgart a statué que les frais encourus par un bénéficiaire de prestations en vertu du Code social allemand, livre II (SGB II), dans le cadre d'une procédure de protection d'exécution parce qu'il ne respecte pas son obligation de quitter son appartement loué ne peuvent pas être couverts par le centre pour l'emploi à titre de frais de logement.
Suite à la résiliation de son bail par son propriétaire et à une procédure d'expulsion, le plaignant s'était engagé, par accord amiable avec le tribunal, à quitter son appartement avant une date précise. N'ayant pu trouver de logement de remplacement et se retrouvant sans domicile fixe, il est resté dans l'appartement après cette date et a déposé une requête en sursis à exécution auprès du tribunal compétent. Le tribunal a alors suspendu l'expulsion pour une courte période, mais a fixé à 850 € la somme que le plaignant devait verser en espèces à l'huissier de justice à titre d'« indemnisation pour occupation prolongée ». Le plaignant a ensuite sollicité le remboursement de cette somme auprès de Pôle emploi au titre des frais de logement et de chauffage, conformément à l'article 22 du livre II du Code social allemand (SGB II).
Le tribunal social de Stuttgart a rejeté la plainte.
Selon le Tribunal social, les frais de 850 € n'ont pas été engagés pour une utilisation normale du logement, mais à titre de compensation pour l'occupation illégale du logement par le demandeur après l'expiration du délai d'expulsion. Le Pôle emploi avait déjà pris en charge cette compensation supplémentaire pour occupation postérieure à la résiliation du bail, jusqu'au départ effectif du demandeur. Inclure les 850 € versés par le demandeur suite à l'ordonnance d'exécution forcée dans les charges de logement au sens de l'article 22, paragraphe 1, alinéa 1 du livre II du Code social allemand (SGB II) constituerait un abus de pouvoir.
Un recours a été déposé auprès du Tribunal social de l'État.
Équipe éditoriale de Juris.
Source : Communiqué de presse du Tribunal social de Stuttgart, extrait de la jurisprudence en vigueur (août 2019), daté du 2 août 2019.
Source : www.juris.de
2.5 – SG Karlsruhe, arrêt du 21 mars 2019 – Art. 14 AS 3653/18
Le risque de récidive comme intérêt légitime dans un jugement déclaratoire pour une mère célibataire avec deux enfants mineurs bénéficiant des prestations « Hartz IV »
Résumé :
L’acte administratif d’intégration (AAI) est également illégal sur le fond car il excède le délai maximal de six mois prévu à l’article 15, paragraphe 3, alinéa 1 du livre II du Code social allemand (SGB II), malgré la mention d’une date d’expiration. Un AAI est illégal s’il ne contient pas de dispositions spécifiques relatives à la révision et à la mise à jour de son contenu et, en particulier, s’il ne fixe pas de date limite à cet effet, mais se contente de soumettre les décisions à une révision et une mise à jour « régulières » non spécifiées (cf. arrêt du Tribunal social fédéral du 21 mars 2019, affaire n° B 14 AS 28/18 R, précédemment arrêté du Tribunal social du Bade-Wurtemberg du 15 mai 2018, affaire n° L 9 AS 4118/17).
Source : www.socialcourt-karlsruhe.de
3. Décisions des tribunaux sociaux en matière de droit de la promotion de l'emploi (SGB III)
3.1 – SG Stuttgart, arrêt du 2 octobre 2018 – S 6 AL 1479/18
Octroi d’une subvention de démarrage : la priorité de la médiation n’est pas un critère d’application de la loi
Le tribunal social de Stuttgart a jugé qu'une décision rejetant une subvention de démarrage en raison d'un défaut d'exercice du pouvoir discrétionnaire est illégale et que l'agence pour l'emploi doit être sommée de prendre une nouvelle décision si, conformément à ses instructions suprarégionales, elle considère la priorité de placement comme un élément de fait et non comme un critère discrétionnaire.
Le Tribunal social a jugé qu'il y avait abus de pouvoir discrétionnaire si l'agence pour l'emploi ne procédait pas à un examen individuel du dossier, mais rejetait systématiquement l'octroi de la subvention de démarrage, en invoquant une prétendue priorité de placement.
Plus d'informations : www.juris.de
4. Décisions des tribunaux sociaux d’État et des tribunaux sociaux d’assistance sociale (SGB XII)
4.1 – LSG Munich, décision du 16.07.2019 – L 18 SO 46/19 B ER
Aide sociale : aucun droit au remboursement des frais de traitement si un assureur privé est tenu de conclure un tarif de base
Principe (Juris) :
Il n'existe aucun fondement juridique permettant à un assureur d'exiger que la personne à assurer subisse des examens médicaux à ses propres frais avant de conclure une police d'assurance maladie de base.
Source : www.gesetze-bayern.de
4.2 – Tribunal social du Bade-Wurtemberg, arrêt du 17 avril 2019 – L 2 SO 4004/18
Le plaignant sollicite, dans le cadre du soutien de base au revenu pour les personnes âgées et celles dont la capacité de gain est réduite en vertu du Code social allemand Livre XII (SGB XII), le remboursement régulier des frais de voyage et d'hébergement pour rendre visite à ses petits-enfants en Suisse.
En principe, un grand-père n'a pas droit à une augmentation du taux standard conformément à l'article 27, lettre a, paragraphe 4, phrase 1, n° 2 du SGB XII pour les visites à ses petits-enfants.
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
Dans le cas du requérant, un grand-père, les frais de déplacement et d'hébergement de ses petits-enfants, résidant en Suisse, ne constituent pas un besoin particulier. Maintenir des liens sociaux, même avec des proches vivant dans d'autres villes, est un besoin courant, régulièrement rencontré même par les bénéficiaires du revenu de base, et pris en compte pour le calcul des prestations de base. La jurisprudence relative aux frais de déplacement pour l'exercice du droit de visite des enfants de parents séparés n'est pas comparable.
Source : socialcourtsability.de
4.3 – Tribunal social du Bade-Wurtemberg, arrêt du 17 avril 2019 – L 2 SO 4356/18
L'allocation de soins conformément à l'article 37 du Code social allemand, livre XI (SGB XI), ne doit pas être considérée comme un actif dans le cadre de l'évaluation du caractère raisonnable lors de la prise en charge des frais funéraires conformément à l'article 74 du Code social allemand, livre XII (SGB XII), en raison de sa finalité particulière.
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
L'allocation de soins perçue le jour du décès du mari de la plaignante ne doit pas être prise en compte pour apprécier la nécessité ou le caractère raisonnable des frais funéraires à la charge de la plaignante, lesquels sont admissibles et que le défendeur a également reconnus en principe à cet égard.
Source : socialcourtsability.de
4.4 – LSG Berlin-Brandenburg, arrêt du 11 juillet 2019, affaire n° L 15 SO 181/18
Commentaire et texte intégral de l'avocat Sebastian Lingens :
Le Tribunal social supérieur de Berlin-Brandebourg (LSG Berlin-Brandebourg) a statué le 11 juillet 2019, sous le numéro de dossier L 15 SO 181/18, qu'un ressortissant tchèque sans titre de séjour, mais résidant légalement en Allemagne en raison de l'absence de décision d'inapplicabilité de la libre circulation, a droit à des allocations transitoires au titre de l'article 23, paragraphe 3, alinéa 5 du livre XII du Code social allemand (SGB XII). La durée de ces allocations n'est pas limitée à un mois, mais peut s'étendre sur plusieurs années (en l'espèce, près de deux ans).
La Cour justifie essentiellement cette décision en affirmant que les citoyens de l'UE résidant en Allemagne sous un statut toléré de fait ne peuvent être exclus définitivement des prestations sociales. Une telle exclusion serait incompatible avec le droit fondamental à un niveau de vie minimum digne, garanti par l'article 1, paragraphe 1, de la Loi fondamentale, combiné à l'article 20, paragraphe 1, de la même loi.
J'ai reçu le verdict, et il devrait être publié prochainement. L'appel a été accepté.
Sebastian Lingens,
avocat,
avocat spécialisé en droit social
Rue Badensche 33, 10715 Berlin
Tél. : 030 609 876 580
Fax : 030 609 876 589
5. Décisions des tribunaux sociaux d'État et des tribunaux sociaux en matière de droit d'asile
5.1 – Tribunal social du Land de Saxe-Anhalt, décision du 18 mars 2019 – L 8 AY 8/18 B ER – exécutoire
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
Le Sénat n'a aucune objection fondamentale à l'application de l'article 1a, paragraphe 3, de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile.
Source : socialcourtsability.de
5.2 – Tribunal social du Land de Saxe-Anhalt, décision du 11 juin 2019 – L 8 AY 5/19 B ER –
exécutoire. Note de l'éditeur :
Sur la question de la constitutionnalité de l'article 1a, paragraphe 4, de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile.
Principe (Juris)
1. Le rétablissement du statut antérieur doit être accordé si la remise effective de l'avis de recours au centre de distribution du courrier dans l'après-midi du Jeudi Saint est suffisamment justifiée, puisque le requérant peut, conformément à l'Ordonnance sur le Service Universel Postal, compter sur l'attente que l'avis de recours sera reçu par le LSG le mardi suivant Pâques (référence à BGH, décision du 19 juillet 2007 – I ZB 100/06 –, juris).
2. La protection préjudicielle en matière de suspension des décisions requiert une objection ; autrement dit, l’autorité compétente doit être intervenue préalablement dans le cadre de la jurisprudence. Toutefois, si l’objectif est d’obtenir des prestations plus élevées sans que celles-ci aient été accordées de manière définitive et contraignante pour la période contestée, la protection préjudicielle ne peut être obtenue que par le biais d’une requête en référé, conformément à l’article 86b, paragraphe 2, alinéas 1 et 2 de la loi relative aux tribunaux sociaux (SGG).
3. Le Sénat n'a aucune objection fondamentale à l'application de l'article 1a, paragraphe 4, deuxième phrase de la loi sur les avantages des demandeurs d'asile (AsylbLG) dans la version applicable depuis le 3 août 2016.
Source : socialcourtsability.de
5.3 – Tribunal social de Dresde, décision du 02.08.2019 – S 20 AY 55/19 ER
Concernant le défaut de réévaluation ou de mise à jour des prestations de base conformément à l'article 3 de la loi sur l'asile (AsylbLG) depuis 2017
Principe directeur (Note de l'éditeur) :
1. Cette augmentation des prestations découle directement de la loi. Le montant de la prestation de base prévue par la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG) est indexé sur l'augmentation des prestations de base prévue par le livre XII du Code social allemand (SGB XII). Dès l'entrée en vigueur des modifications des prestations prévues par le SGB XII, les prestations prévues par l'article 3 de l'AsylbLG doivent être ajustées en conséquence. La mise à jour des montants des prestations de base permet d'ajuster dynamiquement les prestations afin d'éviter des années d'application statique de taux devenus obsolètes (Wahrendorf, AsylbLG, Commentaire 2017, article 3, paragraphe 67). Le bénéficiaire dispose donc d'un droit exécutoire aux prestations au taux ajusté (contra Hohm, ZFSH SGB 2/2019, p. 68 et suiv.).
Source : socialcourtsability.de
Conseil juridique :
Voir également la décision du Tribunal social de Basse-Saxe-Brême – Affaire n° : L 8 AY 13/19 B du 25 juillet 2019
Auteur du fil d'actualités juridiques : Detlef Brock, rédacteur en chef de Tacheles
Source : ticker de jurisprudence Tacheles


