Tribunal social de Hildesheim – Décision du 23 décembre 2020 – Affaire n° : S 15 AS 4211/20 ER

DÉCISION

S 15 AS 4211/20 ER

Dans le litige juridique

xxx,

– Candidat – 

Représentant légal :
Me Sven Adam,
Lange Geismarstraße 55, 37073 Göttingen

contre

Jobcenter Northeim,
représenté par la direction,
Scharnhorstplatz 14, 37154 Northeim

– Répondant –

La 15e chambre du tribunal social de Hildesheim a statué le 23 décembre 2020, par l'intermédiaire du juge xxx du tribunal social :

Le défendeur est tenu en principe de rembourser au demandeur les frais extrajudiciaires nécessaires. 

RAISONS

Conformément à l'article 193, paragraphe 1, troisième alinéa, de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG), le tribunal statue par ordonnance sur requête lorsque la procédure est close autrement que par jugement. Le présent litige a été réglé par une déclaration conjointe de règlement amiable et, par conséquent, autrement que par jugement. Le défendeur a formé une requête en paiement des dépens.

Pour statuer sur les dépens conformément à l'article 193, paragraphe 1, troisième alinéa, de la loi relative aux tribunaux sociaux (LTS), le tribunal doit exercer son pouvoir discrétionnaire en équité, en tenant compte de l'état d'avancement de l'instance et des arguments juridiques. Le facteur déterminant est notamment la probabilité de succès de l'action, c'est-à-dire l'issue probable de la procédure. Toutefois, d'autres critères doivent également être pris en considération dans le cadre de ce pouvoir discrétionnaire. Les motifs de l'introduction et de la résolution de la requête, ainsi que le motif même de la requête, peuvent être pertinents à cet égard.

En l'espèce, le tribunal a exercé son pouvoir discrétionnaire, compte tenu des circonstances du litige, en ordonnant au défendeur de rembourser au demandeur les frais extrajudiciaires nécessaires.

Dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, la cour a tenu compte de l'issue de la procédure. En définitive, le défendeur a révoqué les avis de réduction litigieux, se plaçant ainsi en position de perdant.

Dans la mesure où le défendeur refuse le remboursement des frais au motif d'un défaut de fondement juridique pour une injonction, c'est-à-dire d'une absence d'urgence particulière, il omet de considérer que l'objet de la présente affaire n'était pas une demande d'injonction provisoire fondée sur l'article 86b, paragraphe 2, de la loi sur les tribunaux sociaux (LTS), mais une demande de suspension de l'exécution de l'acte administratif fondée sur l'article 86b, paragraphe 1, alinéa 2, de la LTS. Une telle demande est justifiée si la mise en balance des intérêts démontre que l'intérêt privé du requérant à suspendre l'acte administratif contesté prévaut sur l'intérêt public à son exécution. Un critère essentiel réside dans les chances de succès au fond, lesquelles doivent être examinées sommairement. En l'espèce, le défendeur a révoqué les avis de réduction et a ainsi reconnu leur illégalité. Si l'affaire avait été contestée, la décision aurait donc, selon toute vraisemblance, été favorable au requérant. Contrairement aux décisions visées au paragraphe 2, dans ces cas, aucune urgence particulière n'est généralement requise (MKLS/Keller, 13e éd. 2020, SGG § 86b Rn.12f avec références supplémentaires)

Cette décision est définitive et ne peut faire l'objet d'un appel conformément à l'article 172, paragraphe 3, point 3 de la loi sur les tribunaux sociaux (SGG).