« Rien ne justifie le maintien de l’interdiction du PKK », explique le directeur général Lukas Theune. « Cette décision entraîne la persécution de milliers de personnes politiquement actives. C’est inadmissible dans une démocratie », poursuit-il.
Le PKK ne représente aucune menace pour la sécurité publique en Allemagne et n'y commet aucun crime. L'interdiction de ses activités a engendré une image négative des Kurdes au sein de la société allemande, avec de graves conséquences sur leur vie quotidienne. De nombreux réfugiés ont vu leur statut d'asile révoqué. Des jeunes ayant grandi en Allemagne se voient refuser la nationalité allemande car ils défendent les droits des Kurdes en Turquie et dénoncent les violations des droits humains qui s'y produisent quotidiennement.
Depuis l'imposition de l'interdiction du PKK, les Kurdes d'Allemagne subissent des restrictions à leurs droits fondamentaux et une criminalisation, des discriminations, de l'exclusion et de la méfiance, par exemple lorsqu'ils s'opposent à des opérations de l'armée turque qui violent le droit international et qui, au nom du gouvernement turc, n'hésitent pas à utiliser des gaz toxiques et à bombarder principalement des civils kurdes.
Le gouvernement allemand doit choisir : soit une politique étrangère fondée sur des valeurs à l'égard du gouvernement turc, le respect universel des droits humains et la protection des minorités ; soit une politique opportuniste de rapports de force au détriment de l'une des plus importantes minorités d'Allemagne, la population kurde, systématiquement criminalisée par l'interdiction de ses activités.
Chez RAV, nous soutenons fermement les personnes victimes de répression, de surveillance et d'intimidation. Nous exigeons la levée de l'interdiction qui pèse sur leurs activités !


