Dans le cadre de la poursuite privée déjà engagée en vue d'un éventuel procès pénal contre un suspect de 17 ans pour une blessure par arme blanche mettant sa vie en danger, infligée à un homme de 23 ans originaire de Göttingen dans la nuit du 20 au 21 juin 2026 à Göttingen, l'enquête se présente actuellement comme suit :
- Le dimanche 28 juin 2026, dès que la victime, âgée de 23 ans, fut en état d'être interrogée, le parquet de Göttingen fut informé de sa volonté de témoigner. Il fut également précisé qu'elle consentirait, bien entendu, de son plein gré à un prélèvement d'ADN et à un examen médico-légal. Le lundi 29 juin 2026, une date fut fixée avec les autorités chargées de l'enquête pour l'interrogatoire et la suite des procédures au Centre hospitalier universitaire de Göttingen (UMG), le mercredi 1er juillet 2026.
- En raison d'une détérioration significative de son état de santé dans la nuit du 29 au 30 juin 2026, l'audience a dû être reportée en consultation avec le médecin-chef.
- Le jeudi 2 juillet 2026, un accompagnateur et premier intervenant a témoigné comme témoin dans les locaux du poste de police.
- Le mardi 7 juillet 2026, la personne blessée a été interrogée et un prélèvement d'ADN a été effectué au Centre hospitalier universitaire de Göttingen (UMG). Par la suite, une déclaration écrite a été transmise, entre autres, au parquet de Göttingen, confirmant que le personnel hospitalier avait été relevé de son obligation de confidentialité médicale aux fins de la présente procédure.
- Le mercredi 8 juillet 2026, l'avocat Sven Adam a discuté avec le parquet de Göttingen de l'état actuel des preuves et, à ce titre, de l'existence des conditions requises pour demander un mandat d'arrêt contre le suspect de 17 ans. Maître Adam a assuré qu'aucune déclaration publique ne serait faite avant qu'une décision concernant le mandat d'arrêt ne soit prise, afin de ne pas compromettre l'avancement de l'enquête.
- Aujourd'hui, jeudi 9 juillet 2026, le parquet a annoncé par téléphone qu'il n'avait pas l'intention de demander un mandat d'arrêt contre le suspect de 17 ans.
Du point de vue du co-plaignant, les exigences accrues pour la demande d'un mandat d'arrêt, justifiées en vertu de l'article 72 de la loi sur les tribunaux pour mineurs (JGG) en raison de la minorité du suspect, sont également satisfaites en ce qui concerne le soupçon urgent de tentative d'homicide (article 112, paragraphe 1 du Code de procédure pénale (StPO)) et le risque de récidive (article 112a, paragraphe 1, n° 2 du StPO), qui avaient tous été discutés avec le bureau du procureur
- D'après le témoignage de la victime et de son accompagnateur, le suspect de 17 ans n'a subi aucune agression. Ni la victime ni ses accompagnateurs n'ont eu de contact physique avec le suspect avant ou après l'incident. Il n'y a pas eu non plus d'encerclement du suspect.
- Selon ces déclarations, le suspect de 17 ans a couru vers le jeune homme de 23 ans, qui se tenait initialement à une distance considérable du suspect et des autres personnes (!), et l'a vraisemblablement poignardé à la poitrine avec un couteau, lui infligeant des blessures potentiellement mortelles.
- La victime, âgée de 23 ans, ne présentait aucune blessure de défense. L'acte à l'origine de la blessure a été rapide et inattendu. La victime n'a eu aucune possibilité de se défendre. Il n'y a eu aucun avertissement ni aucune indication de la présence d'un couteau ou d'une autre arme blanche.
- Un proche du suspect de 17 ans, présent le soir du crime, a déclaré dans une interview accordée à ZEIT pour un article paru le 24 juin 2026 que lui et le suspect pratiquaient les arts martiaux. Il a également indiqué que le jeune homme était armé d'un couteau car il s'était senti observé la veille. L'accusation présume donc que le couteau était porté délibérément en prévision d'une éventuelle confrontation et que le suspect l'a utilisé intentionnellement en raison de son expérience des arts martiaux.
- Dans une vidéo TikTok désormais supprimée, l'accompagnateur du jeune homme de 17 ans affirmait que ce dernier était en droit de se défendre : « Quoi qu'il arrive, quoi qu'il arrive. » Du point de vue de la famille de la victime, il est probable que cette conception erronée du droit à la défense persiste tant chez l'accompagnateur que chez le suspect.
- Selon les avocats de la victime, le suspect continue d'exercer son droit au silence. Il n'a pas contacté la police le soir de l'agression pour porter plainte. Il a été arrêté le 21 juin 2026 après-midi, suite à un renseignement trouvé en ligne. Les avocats de la victime ont également appris que l'arme du crime a été saisie lors d'une perquisition au domicile du jeune homme de 17 ans, plus tard dans la soirée du 21 juin 2026.
- Dans le Göttinger Tageblatt du 23 juin 2026, le parquet a indiqué que le suspect n'avait pas d'antécédents judiciaires. À notre connaissance, cette affirmation est erronée. Le service de presse du parquet a été prié de rectifier cette information.
« Je ne partage pas l’avis du procureur selon lequel les conditions requises pour obtenir un mandat d’arrêt ne sont pas réunies. Je considère comme un signal alarmant que, dans ces circonstances, une agression à l’arme blanche à Göttingen puisse rester impunie », a déclaré l’avocat Sven Adam, qui représente la victime de 23 ans.
Malgré cela, les co-plaignants continueront de coopérer avec les autorités chargées de l'enquête dans le cadre de la procédure.
Pour toute question supplémentaire, veuillez contacter l'avocat Sven Adam en utilisant les coordonnées fournies.


