Considérations discrétionnaires lors de l'émission de bons au lieu d'espèces dans le cadre des prestations prévues par la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG)
Au cours de la première semaine de décembre de cette année, 19 réfugiés, âgés de 8 mois à 76 ans, ont sollicité l'aide du tribunal social de Hildesheim, compétent pour Göttingen, concernant les modalités d'attribution des prestations au titre de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG). Dans la ville et le district de Göttingen, ces prestations ne sont pas versées en espèces, comme c'est l'usage ailleurs, mais sous forme de bons d'achat.
Les réfugiés originaires de toute la zone du district et de la ville de Göttingen vivent parfois dans leurs lieux de résidence depuis plus de dix ans et reçoivent pourtant toujours ces bons stigmatisants et discriminatoires.
En Allemagne, la grande majorité des Länder et des districts versent actuellement des allocations en espèces au titre de l'article 3, paragraphe 2, de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG), plutôt que des bons d'achat. Dans un arrêt relatif à l'AsylbLG en date du 18 juillet 2012 (affaires n° 1 BvL 10/10 et 1 BvL 2/11), la Cour constitutionnelle fédérale (BVerfG) a affirmé que les considérations de politique migratoire ne devaient pas influencer la garantie d'un niveau de vie minimum. Or, les bons d'achat avaient été introduits à cette époque uniquement pour des raisons de politique migratoire.
Néanmoins, la ville et le district de Göttingen suivent la position du ministère de l'Intérieur de Basse-Saxe, qui présente les bons d'achat comme la seule option. Il est sous-entendu que, dans le cadre du principe des prestations en nature, la délivrance de bons d'achat au lieu d'espèces est obligatoire conformément à l'article 3, paragraphe 2, de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG).
De l'avis de l'auteur, cette position est juridiquement intenable au moins depuis la décision de la Cour constitutionnelle fédérale du 18 juillet 2012.
Un avis juridique de notre cabinet vise à conforter les partisans de l'abolition du système de bons d'achat auprès des administrations de la ville et du district de Göttingen. Cet avis est disponible ici dans son intégralité.
Avis juridique de décembre 2012 relatif aux considérations discrétionnaires applicables lors de l'émission de bons d'achat au lieu d'espèces dans le cadre des prestations prévues par la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG).
Format : PDF – Taille : 111,2 Ko – Date de mise en ligne : 6 décembre 2012
Dans un communiqué de presse daté du 6 décembre 2012, le cabinet d'avocats Sven Adam a déclaré ce qui suit concernant la publication :
Dans le litige relatif aux modalités d'octroi des prestations au titre de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG) dans la région de Göttingen, une procédure judiciaire d'urgence est actuellement pendante devant le tribunal social de Hildesheim. Au total, 19 réfugiés, âgés de 8 mois à 76 ans, ont ainsi revendiqué le droit de percevoir une allocation en espèces plutôt que des bons d'achat.
Bien que certains résident à Göttingen depuis plus de dix ans, ils continuent de recevoir ces bons stigmatisants et discriminatoires.
La grande majorité des Löwe et des Löwe versent désormais des allocations en espèces, conformément à l'article 3, paragraphe 2, de la loi relative aux prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG), et non des bons. C'est le cas à Berlin, Brême, Hambourg, en Hesse, en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et en Saxe-Anhalt, et à quelques exceptions près en Schleswig-Holstein, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Rhénanie-Palatinat, en Brandebourg, en Saxe et en Thuringe. Il est donc incompréhensible que Göttingen, ville cosmopolite, persiste dans cette pratique raciste. Dans son arrêt du 18 juillet 2012 relatif au niveau des prestations au titre de la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG), la Cour constitutionnelle fédérale (BVerfG) a souligné que les considérations de politique migratoire ne doivent pas influencer la garantie d'un niveau de vie minimum.
«Avant d'engager une action en justice, nous avons proposé, dans un délai imparti, d'échanger les bons déjà émis pour décembre contre des espèces. Cette offre est restée sans réponse ou a été refusée», explique l'avocat Sven Adam, décrivant les tentatives de règlement à l'amiable. Les plaignants qu'il représente espèrent que cette procédure enverra un signal aux administrations municipales et de district qui militent pour la suppression du système de bons. «Il appartient aux administrations de décider si elles délivrent des espèces ou des bons. L'affirmation selon laquelle la délivrance de bons est obligatoire à Göttingen est erronée», déclare M<sup>e</sup> Adam, abordant le cœur du litige. Dans une déclaration exhaustive, il a examiné les différents arguments juridiques et conclu que le versement d'espèces, plutôt que de bons d'achat coûteux et complexes à gérer, est la seule solution conforme à la loi pour fournir les prestations prévues par la loi sur les prestations aux demandeurs d'asile (AsylbLG). Par conséquent, les autorités doivent user de leur pouvoir discrétionnaire dans l'intérêt supérieur des personnes concernées et abandonner le système de bons d'achat.
Nous accueillons favorablement toute critique et suggestion concernant l'avis juridique, qui peuvent être envoyées par courriel à kontakt@anwaltskanzlei-adam.de .
La contre-déclaration peut être utilisée, diffusée et publiée gratuitement. Cette page peut être liée à l'adresse suivante :
https://anwaltskanzlei-adam.de/wertgutscheine-nach-asylblg-in-goettingen/


